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Mangasochisme: Onmyôji de Reiko Okano

Aujourd’hui, nous « fêtons » les cinq ans d’anniversaire de la sortie du volume 7 de Onmyôji – Celui qui parle aux démons. Il s’agit d’un manga de Reiko Okano édité par Delcourt (époque Akata) depuis mai 2007. Reiko Okano se base sur la série de romans de Baku Yumemakura, s’inspirant du personnage historique Abe No Seimei, célèbre onmyôji (maître du yin et du yang) ayant vécu à l’époque Heian (794-1185). Au Japon, le manga sort entre 1993 et 2005 au début dans le Comic Burger (magazine seinen de Gentosha), puis ensuite dans le Comic Birz (idem) et enfin dans le Melody (magazine josei de Hakusensha où on trouve The Top Secret et Le Pavillon des Hommes) à partir de 1998. C’est un manga culte au Japon qui connaît 13 volumes reliés. Si j’en parle dans cette rubrique, cela signifie bien une chose: le volume 8 n’est toujours pas sorti, et nous n’avons aucune nouvelle quant à l’avenir de la série en France (enfin, on se doute plus ou moins de cet avenir, inutile de faire appel à un… onmyôji!).

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Le visuel du volume 8 existe déjà en VF, rageant

Onmyôji fut sûrement l’un de mes plus grands coups de cœur dans ma « carrière » de lectrice. Pourtant, au moment de sa sortie en 2007, même en ayant beaucoup aimé ma lecture, ce n’était pas encore le cas. C’est vraiment avec le temps, petit à petit, que j’ai fini par hisser ce manga parmi mes préférés. A ses débuts, je reconnais pourtant ne pas avoir soutenu le titre: j’étais encore dans une période naïve et je ne réalisais absolument pas qu’acheter un manga neuf était un acte de soutien. Ainsi, j’achetais la plupart de mes manga d’occasion (cela inclut des titres tels que les débuts de 7 Seeds, Le Cortège des cent démons, puis les débuts de Goyô). D’autant plus que dés sa sortie, Onmyôji coûtait la modique somme de 15€ pour un format identique à d’autres titres qui en coûtaient traditionnellement 10.

En réalité, je me suis surtout rabattue sur Onmyôji suite à l’arrêt du Cortège des cent démons. A cette époque, je limitais beaucoup plus mes achats et je n’avais droit qu’à un type de série en cours, la case yôkai était donc prise. J’ai commencé à acheter la série en neuf au volume 4 (ou 5?) seulement (la décennie passée, les manga d’occasion coûtaient bien moins chers et les grands formats étaient très souvent disponibles dés leur sortie… sûrement les fameux service presse). Et c’est aussi le moment où j’ai réalisé que Onmyôji était surtout un des manga préférés, un de ces manga que je remerciais le ciel de pouvoir lire en français, et surtout un de ces manga que je voulais tant lire un jour. C’est donc devenu l’un des titres les plus importants de ma collection.

A l’époque de la sortie du volume 5, je m’intéresse enfin aux histoires de vente. Et le bât blesse: certains manga cartonnent, d’autres peinent commercialement. Onmyôji fait évidemment partie du second groupe. Moins de 500 exemplaires (autour de 200? faut croire que le club est très très select, certain-e-s ont même plus d’amis Facebook…). Le tout sort de manière très sporadique, jusqu’au volume 7, mais la série est toujours en cours. Le sort est plus ou moins jeté lorsque Akata devient un éditeur indépendant en 2014, sans Dominique Véret pour défendre la série auprès de Delcourt.

Pourtant, j’y ai cru au volume 8, après avoir vu une chronique de celui-ci sur le site de Animeland, au cours de l’année 2015 (en mai de mémoire, la chronique n’ayant pas été sauvegardée par Wayback Machine). J’étais donc toute contente: le volume allait sortir dans les mois à venir. Mais quelle naïveté! Le chroniqueur a sûrement dû lire une version PDF, donc aucune garantie que la version papier ne sorte. Sur Manga News, on pouvait lire les news suivantes tout au long de l’année 2015: Onmyôji 8 pas avant 2015, Nouveau report du tome 8 d’Onmyôji, Le tome 8 d’Onmyôji repoussé à 2016. Depuis, pas de nouvelles. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir invoqué Jacques Pradel via son émission Perdu de vue, mais peut-être que je devrais plutôt essayer Témoin N°1

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Je sais, on a changé de siècle mais les habitudes ont la vie dure

Il est tout de même très regrettable de voir qu’un tel titre ne peut pas avoir une place dans un marché tel que le nôtre (on aime tant s’en vanter: le second marché mondial du manga est la France). Surtout que ce titre aurait pu avoir une exposition bien au-delà du cercle des fans de manga: j’aurais tellement aimé que la presse généraliste se penche dessus, comme elle s’est penchée sur Chiisakobé par exemple! Mais le titre est sans doute sorti un peu trop tôt, à un moment où il ne faisait pas encore si bon de parler manga ou de valider certains titres (je ne sais même plus quand Taniguchi est devenu « acceptable »). Peut-être que la communication n’était pas aussi développée qu’aujourd’hui. Mais avec les fréquentations de lieux tels que le Musée Guimet, la Maison de la Culture du Japon à Paris, avec les personnes qui achètent de la littérature japonaise aux éditions Picquier, il y avait un public du Japon érudit pour se pencher sur Onmyôji… Peut-être qu’à cette époque, les années 2000, ces deux mondes avaient encore du mal à se rencontrer (et sans doute encore aujourd’hui…).

Et pendant ce temps, je dois le dire, et je l’assume, j’ai du mal à lâcher le morceau: Abe no Seimei et Hiromasa me manquent cruellement. L’ironie de tout cela, malgré un personnage principal exerçant en tant que onmyôji très puissant, la malédiction a réussi à s’emparer de la série… De mon côté, je réfléchis de plus en plus à me procurer la série entière en édition taïwanaise, malgré les doublons (les volumes ne sont plus vendus à l’unité… reste le marché de l’occasion. C’est dommage surtout quand on sait que la suite sort là-bas!). Je souhaite bon courage à celles et ceux que la série intéresserait: le volume 6 surtout est devenu très très rare. Car malgré l’absence plus que probable d’une fin en français de notre vivant, Onmyôji vaut le coup d’être lu. Il y a bien un fil rouge dans cette série, mais les histoires peuvent aussi se lire de manière indépendante.

Quand j’ai su que le FIBD 2018 se consacrait à feu Tezuka, j’ai même espéré que son fils Macoto Tezuka vienne accompagné de sa femme: Reiko Okano! Les obsessions ont la vie dure… Malheureusement, tout laisse penser que Delcourt a baissé les bras. En effet, les relances sont sans réponse: ma dernière question posée sur le forum de Mangaverse concernait à la fois RiN de Harold Sakuishi et Onmyôji, ce dernier a juste été ignoré alors qu’une réponse a été apporté pour le premier. A partir de là, j’aimerais bien que Delcourt finisse par rompre le silence en apportant une réponse, quelle qu’elle soit. Afin que tout le monde puisse passer à quelque chose en digérant la nouvelle chacun-e à sa manière, au lieu de se raccrocher à un espoir aussi mince soit-il (idem pour Panini et ses multiples séries dans le coma, spéciale dédicace à Princesse Kaguya – notons que les deux mangaka s’appellent… Reiko et officient chez le même éditeur et le même magazine aujourd’hui, ça doit signifier quelque chose ou bien je suis complotiste). D’autant plus qu’au vu du nombre de lecteurs et lectrices, cela fera autant de bruit qu’une manifestation de chats coussin…

Pour conclure, la suite Onmyôji – Tamatebako a débuté en 2010 dans le Melody (pour changer). Même cette série s’est terminée avec son septième volume (été 2017).

EDIT (17/03/2018): à propos de ma question sur Onmyôji volume 8, j’ai finalement eu une réponse sur le forum de Mangaverse. Bref, c’est donc hyper frustrant: cela signifie que depuis mai 2015 au moins (date de la chronique perdue sur Animeland), le volume 8 est dans un état végétatif…

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bandes dessinées, manhwa

Dokebi Bride #1

Fut un temps où les éditeurs ont tous voulu se lancer dans le manga, ou plutôt dans la bande dessinée asiatique petit format, en passant par les manhwa coréens ou les manhua (que je suppose taïwanais). En 2007, Kymera Comics fait partie de ces éditeurs ayant tenté l’aventure pendant un temps bien bref au travers du label Drakosia par 4 titres: Cynical Orange et Dokebi Bride côté coréen, La Perle du Dragon et The Moon côté chinois (ou plutôt monde chinois, ne sachant pas ce qu’il en est de The Moon, dernier titre sorti en 2008 dans le catalogue de Drakosia). Si les deux titres chinois sont des one-shot, ce n’est pas le cas des titres coréens dont fait partie Dokebi Bride. Cynical Orange aura droit à 2 volumes, et Dokebi Bride s’arrêtera au volume 1. Dokebi Bride est donc un manhwa complètement passé inaperçu.

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Uryuudou Yumebanashi – édition taïwanaise

Uryuudou Yumebanashi (雨柳堂夢咄) est une série de Akiko Hatsu (波津彬子). Si elle m’intéresse, c’est d’une part à cause de Ialda qui m’en a parlé, et nous avons des goûts proches pour certains shôjo fantastiques (ou se déroulant en Chine ancienne). Mais aussi, l’ambiance que dégagent les illustrations donne envie. Puis surtout, la série paraît dans le Nemuki, qui n’est autre que le même magazine de prépublication que Le cortège des cent démons de Ichiko Ima, Shiori et Shimiko de Daijirô Morohoshi, puis Hoshi ga Hara Aa Manjuu no Mori de Hisae Iwaoka (La Cité Saturne que je vous recommande chaudement de lire si ce n’est encore fait!). Etant de tendance monomaniaque, je n’ai évidemment toujours pas oublié l’arrêt du Cortège des cent démons en France, et j’ai toujours beaucoup de mal à en faire mon deuil (la même année qu’une autre d’ailleurs, Hotel Africa de Park Hee Jung, dont la rareté est encore plus dure à vivre car les manhwa s’exportent mal).

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Uryuudou Yumebanashi, si on en croit sa fiche Baka Updates, s’intéresse à la boutique d’antiquités Uryuudou, tenue par un vieil homme et son petit fils pendant l’ère Meiji. Ce dernier, Ren, est un jeune homme calme doté d’un don pour voir ce que les autres ne voient pas. La série semble épisodique, un peu à la manière du Cortège des cent démons, et l’ambiance y est assez proche au vue de planches feuilletées en scans sur les sites chinois (pour les plus curieux). Cependant, l’humour ne semble pas aussi présent que chez Ichiko Ima (mais elle est impayable dans son genre). Le côté boutique et fantastique m’évoque aussi Pet Shop Of Horrors de Matsuri Akino (aujourd’hui difficilement disponible en anglais, ou même en allemand, mais les scans sont faciles à trouver…).

Malheureusement, du fait de la mauvaise qualité des scans des premiers volumes (lien modifié, de meilleurs scans existent), de ma flemme légendaire devant un écran, mais aussi de ma flemme devant les idéogrammes (et de mon mauvais chinois), je n’ai toujours pas lu ne serait-ce qu’un chapitre de cette série. Je suis donc incapable d’en dire plus sur le sujet. J’aurais aimé en commander un ou deux volumes sur un site taïwanais, mais la plupart des volumes semblent en rupture de stock. Il ne me reste plus qu’à acheter un pack regroupant 13 volumes sur Taobao, et prier pour ne pas avoir la flemme de les lire une fois le colis reçu, parce que idéogrammes…

Quant à Akiko Hatsu, il s’agit d’une contemporaine de Moto Hagio, dont elle a été l’assistante. Avec son amie mangaka Yasuko Sakata, elle crée des dôjinshi et c’est ensemble qu’elles inventent le terme yaoi. La carrière de Akiko Hatsu, un peu comme celle de Ichiko Ima, se compose essentiellement d’histoires boys love ou d’histoires fantastiques.

Un one-shot de Akiko Hatsu a été traduit aux Etats-Unis par l’éditeur ComicsOne. Il s’agit d’un one-shot fantastique intitulé Devil in the water, qui n’est plus disponible en vente.

En chinois, la série est éditée par 東立 (Tong Li Comics). Voici une photo de l’édition officielle. On reconnaît sur la tranche le nom de l’éditeur, le prix qui est en NT (dollars taïwanais), et les caractères chinois traditionnels. Si vous avez autre chose, comme du RMB ou du simplifié, ou un autre nom d’éditeur, alors vous n’avez plus rien à faire sur cette annonce. Et la photo ne dit pas tout, il faut toujours regarder le nom de l’éditeur, si ce n’est pas le même alors méfiance. Enfin, il est possible que les volumes soient agrafés. Titre chinois: 雨柳堂夢語, auteure: 波津彬子, éditeur: 東立, nombre de volumes sortis: 13 (en cours). La plupart des volumes sont en rupture de stock sur les sites de vente en ligne de livres neufs.

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éditions étrangères, manga, reiko okano, sinophilie

Yômi Henjô Yawa

Reiko Okano (岡野 玲子) est connue en France pour son oeuvre phare Onmyôji – Celui qui parle aux démons disponible chez Delcourt. Sa suite, Onmyôji – Tamatebako est actuellement en prépublication dans le Melody de Hakusensha (dans lequel paraît également Le pavillon des hommes de Fumi Yoshinaga, à lire absolument). Reiko Okano est également la bru de feu Osamu Tezuka. Elle semble attachée au genre fantastique et aime beaucoup les poèmes de la dynastie Tang. Yômi Henjô Yawa (妖魅変成夜話) résulte de cette passion (on trouve aussi l’orthographe Youmi Henjou Yawa). Derrière ce titre difficile à retenir (du moins dans sa sonorité), on retrouve donc Yômi (妖魅) qui signifie esprit/fantôme à l’apparence enchanteuse, Henjô (変成) signifie se transformer en et Yawa (夜話) signifie histoires racontées la nuit. C’est ce qu’on peut en déduire, en gros, des caractères chinois: « Esprits enchanteurs métamorphosés en histoires racontées la nuit », ce qui sonne un peu lourd en français.

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éditions étrangères, fétichisme, ichiko ima, manga

Ichiko Ima – Editions taïwanaises

Ichiko Ima est une mangaka que j’ai connue par le biais de la série Le Cortège des cent démons, premier titre sorti chez Doki-Doki. Malgré l’arrêt de la série au bout du sixième opus, je ne remercierai jamais assez Doki-Doki pour la découverte de cette auteure au style unique et à l’humour ravageur. De plus, les chapitres étant indépendants, la frustration d’une série inachevée ne se ressent pas réellement, sauf lorsqu’on voit le nombre de volumes sortis au Japon. La carrière d’Ichiko Ima se centre avant tout sur les histoires de yôkai et sur les boys love. Elle a également écrit plusieurs one-shots se déroulant tous dans un même univers de fantasy à la chinoise. Les illustrations couleurs de Ima sont extrêmement belles et restituent l’ambiance douce dont elle a le secret. Ichiko Ima se dit très influencée par Moto Hagio.

A l’intérieur, les planches ont souvent déçu ceux qui s’attendaient à la même chose qu’en couverture. J’adore ce style qui laisse souvent place à une forme de rêverie, ce trait aérien, jamais précis, et puis les compositions… Le Cortège des cent démons fait partie des titres maudits, un peu comme ceux de Park Hee Jung. Jugez plutôt: le titre s’arrête au bout de 6 volumes chez nous (sûrement le mot « démons » qui lui a porté malheur?), il est enfin annoncé aux Etats-Unis chez Aurora Publishing sous le titre Beyond Twilight sans jamais sortir, il est enfin disponible en édition numérique chez JManga qui a fermé ses portes il y a peu.

Les sinophones ont plus de chance. Car il semble que de l’autre côté de la planète, autre qu’au Japon, les titres de Ichiko Ima semblent plutôt bien marcher, à en juger du nombre de titres disponibles. En chinois, son nom est identique à son nom en japonais, soit 今市子. Voici donc, comme je l’ai déjà proposé pour d’autres mangaka, un panorama de titres disponibles sur le marché taïwanais et hongkongais, soit en chinois traditionnel. Je rappelle que Taïwan bénéficie de plusieurs gros éditeurs qui font de l’officiel, et que je ne connais absolument pas l’édition chinoise, qui semble truffée d’exemplaires pirates. J’aurais bien aimé plus de titres fantasy traduits, tels que Kishibe No UtaKumo wo Koroshita Otoko ou Kageboushitachi no Shima même si je ne les trouve pas très simples à lire avec mon niveau. Enfin, j’ai aussi rédigé un article concernant l’achat de manga en chinois. Les photos proposées (et trouvées sur les annonces Taobao) sont toutes prises d’éditions officielles (donc si vous voyez une police bizarre, un logo étrange, du deluxe alléchant, du chinois simplifié, passez votre chemin).

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Titre: 百鬼夜行抄, Titre original: 百鬼夜行抄 (Hyakki Yakoushou), Titre français: Le cortège des cent démons, Editeur: 東立 (Tong Li Comics), Genre: fantastique, série en cours avec 23 volumes sortis.

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Titre: 幻月樓奇譚, Titre original: 幻月樓奇譚 (Gengetsurou Kitan), Editeur: 尖端 (Sharp Point Press), Genre: fantastique, série en cours avec 4 volumes sortis. Il s’agit d’une série mélangeant ce que Ichiko Ima aime le plus: délires boys love et histoires de fantômes… La série est encore en cours même si le volume 3 est sorti depuis des années. Sur les sites style Books.com.tw, le volume 1 est indisponible. Les volumes semblent sortir plus que lentement: environ tous les 3 ans.

Boku no Yasashii Onii-san_ichiko_ima

Titre: 我的溫柔大哥, Titre original: 僕のやさしいお兄さん (Boku no Yasashii Onii-san), Editeur: 臺灣東販 (Tohan Comics), Genre: boys love, 4 volumes (série terminée en 5 volumes au Japon). La couverture du volume II est juste extrêmement tendancieuse avec ce personnage à quatre pattes (et puis faut voir le tout petit cul aussi)… Contrairement à ce que je pensais, et malgré la mention de frères, il s’agit encore une fois d’un manga à la Ima, avec quotidien et famille puis pas mal d’humour (lu le volume 1 seulement). Les deux « frères » n’ont pas de lien de sang. A noter que l’éditeur fait l’autruche quand on parle du volume 5 (je pense que c’est mort de mort).

Kyouka Ayakashi Hichou_ichiko_ima

Titre: 鏡花妖異秘帖, Titre original: 鏡花あやかし秘帖 (Kyouka Ayakashi Hichou), Editeur: 青文 (Ching Win), Genre: fantastique, one-shot. Adaptation d’un light novel. L’action se passe au début du XXème siècle chez un éditeur de magazine de littérature fantastique. Un peu décevant comme manga, que ce soit sur la narration ou les dessins que je trouve un poil plus fade que d’ordinaire.

Akumujou no Aruji_ichiko_ima

Titre: 惡夢城之主, Titre original: 悪夢城の主 (Akumujou no Aruji), Editeur: 東立 (Tong Li Comics), Genre: fantasy, one-shot.

Touzoku no Mizusashi_ichiko_ima

Titre: 盜賊的神奇水壺, Titre original: 盗賊の水さし(Touzoku no Mizusashi), Editeur: 東立 (Tong Li Comics), Genre: fantasy, one-shot.

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Titre: B級美食俱樂部, Titre original: B級グルメ倶楽部 (B Kyuu Gourmet Club), Editeur: 尖端 (Sharp Point Press), Genre: boys love, série en cours avec 2 volumes sortis  (4 au Japon). [EDIT du 01/08/2014] Il semble que les négociations entre SSP et l’éditeur japonais soient bloqués. Les volumes suivants ne sont donc toujours pas prévus à ce jour. Je rappelle que le volume 2 est sorti chez SSP en 2007…

您好,請問貴出版社還會繼續出今市子《B級美食俱樂部》的3、4嗎?

如果會,大約什麼時候出呢?
這系列很好看
不過等了好久…..
您好:這系列有點久小編確認了一下,因為和日方的合約問題,非常抱歉目前仍無法出版,也謝謝你耐心的等待。

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Titre: 不笑的人魚, Titre original: 笑わない人魚 (Warawanai Ningyo), Editeur: 臺灣東販 (Tohan Comics), Genre: boys love, one-shot. Il s’agit d’un recueil d’histoires courtes. Il existe une réédition avec une couverture et un titre différents. A cause de son titre « Une sirène qui ne sourit pas » et de sa couverture j’ai cru à un titre fantastique…

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Titre: 水面上的人魚, Titre original: 笑わない人魚 (Warawanai Ningyo), Editeur: 長鴻 (Ever Glory Publishing), Genre: boys love, one-shot. Il s’agit de la réédition de 不笑的人魚.

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Titre: 樂園在身邊, Titre original: 楽園まであともうちょっと (Rakuen Made Ato Mou Chotto), Editeur: 尖端 (Sharp Point Press), Genre: boys love, série terminée en 3 volumes. Il s’agit d’un spin off de Warawanai Ningyo dans lequel on retrouve le couple de la troisième histoire.

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Titre: 愛情遊戲, Titre original: Game, Editeur: 尖端 (Sharp Point Press), Genre: boys love, one-shot. Indisponible. Un manga qui ne me faisait absolument pas envie et qui m’a au final beaucoup plu! Ca débute mal avec des histoires de kidnapping mais on suit les personnages dans leur évolution. Une chronique ici!

Yoru to Hoshi no Mukou_ichiko_ima

Titre: 星夜奇譚, Titre original: 夜と星のむこう (Yoru to Hoshi no Mukou), Editeur: 東立 (Tong Li Comics), Genre: fantastique, série en cours avec 1 volume sorti (en pause depuis 2008). Il s’agit d’un des rares travaux ciblant un public adolescent masculin, la série a été prépubliée dans le King Ours, même magazine dans lequel on trouve Samidare.

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Titre: 萌的死角, Titre original: 萌えの死角 (Moe No Shikaku), Editeur: 長鴻 (Ever Glory Publishing), Genre: essai sur le moe dans le boys love, série terminée en 3 volumes (seul 1 volumes sorti en chinois). Chronique de Roshieru sur Quatre Saisons. Indisponible.

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Titre: 相愛太早, Titre original: いとこ同士 (Itoko Doushi), Editeur: 尖端 (Sharp Point Press), Genre: boys love, one-shot.

Kotou no Himegimi_ichiko_ima

Titre: 孤島的公主, Titre original: 孤島の姫君 (Kotou no Himegimi), Editeur: 東立 (Tong Li Comics), Genre: fantastique, one-shot. Indisponible.

Natsukashii Hana no Omoide_ichiko_ima

Titre: 花的記憶, Titre original: 懐かしい花の思い出 (Natsukashii Hana no Omoide), Editeur: 東立 (Tong Li Comics), Genre: fantastique, one-shot. Indisponible.

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Titre: 成人問題, Titre original: 大人の問題 (Otona No Mondai), Editeur: 東立 (Tong Li Comics), Genre: boys love, one-shot. Indisponible. Et pourtant indispensable. Un boys love vraiment pas comme les autres, avec une très forte présence de la famille, de personnes hétérosexuelles, et beaucoup d’humour. Le héros que l’on suit est hétérosexuel, à la fac, a très peur de « finir homo » comme son père qui annonce (comme une fleur) qu’il est sur le point d’épouser un homme aussi jeune que sa progéniture! Chronique chez yowlingyaoi.

Suna no Ue no Rakuen_ichiko_ima

Titre: 砂上的樂園, Titre original: 砂の上の楽園 (Suna no Ue no Rakuen), Editeur: 東立 (Tong Li Comics), Genre: fantastique, one-shot. Chronique de Ialda sur Shokushu-no-daifukkatsu.

Ashinaga Ojisantachi no Yukue_ichiko_ima

Titre: 沉浸在彼方的幸福, Titre original: あしながおじさん達の行方 (Ashinaga Ojisantachi no Yukue), Editeur: 大然 (Daran), Genre: boys love, série terminée en 2 volumes. Edition épuisée, l’éditeur n’existant plus (toujours vérifier que le nom de l’éditeur correspond pour un achat Taobao!). Chronique: oui

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Titre: 五箱物語, Titre original: 五つの箱の物語 (Itsutsu no Hako no Monogatari), Editeur: 晶采 (Crystal Comics), Genre: boys love.

[EDIT du 01/08/2014: Nouvelle sortie à Taïwan!]

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Titre: 旅人之樹, Titre original: 旅人の樹 (Tabibito No Ki), Editeur: 東立 (Tong Li Comics), Genre: fantasy et fantastique, one-shot.

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Titre:影法師之島, Titre original: 影法師たちの島 (Kageboushitachi no Shima), Editeur: 東立 (Tong Li Comics), Genre: fantasy et fantastique, one-shot.

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Titre: 流浪漢上班族, Titre original: ホームレス・サラリーマン (Homeless Salaryman), Editeur: 東立 (Tong Li Comics), Genre: BL, 1 volume sorti (depuis décembre 2014).

chroniques, manga

Mokke vol 1

mokke1Mokke fait partie des titres annoncés pour 2013 et qui m’intéressaient. Et miracle, chez Pika, avec Chihayafuru, ce qui n’était pas arrivé depuis 7 SEEDS. Le volume 1 est sorti en mars, malheureusement, un mois très chargé niveau achats pour moi. De plus, au feuilletage, la qualité du livre (le papier en premier lieu) laisse à désirer, contrairement à Chihayafuru qui est bien plus soigné. Evidemment, si Mokke m’a intéressé, ce n’est pas pour rien. Outre la couverture avec ses très belles couleurs, il s’agit d’un titre portant sur les yôkai (créatures surnaturelles du folklore japonais aimant parfois jouer des tours aux humains, ou bien s’engloutir de leur énergie vitale au choix), et il faut dire que j’ai du mal à y rester insensible.

L’histoire se penche sur Shizuru (au collège) et Mizuki (en primaire), deux soeurs ayant le don – ou plutôt le malheur – d’être sensibles aux yôkai: l’une peut les voir, l’autre peut se faire facilement posséder. Elles vivent à la campagne, chez leur grand-père exorciste qui connaît bien les yôkai, leur enseignant au quotidien la manière d’agir face à d’étranges situations.

Mokke est une série de 9 volumes dessinée par Takatoshi Kumakura et prépubliée dans le magazine Afternoon de Kodansha au début des années 2000. La série a été adaptée en série animée de 25 épisodes par le studio Madhouse. La particularité de Mokke, par rapport à d’autres séries sur les yôkai – ou assimilées – que j’ai lues (Le cortège des cent démons, Le pacte des yôkai, Mushishi) vient sûrement de l’omniprésence de la famille. Dans Mokke, les deux soeurs ne sont pas seules, mais accompagnées d’un adulte qui connaît bien les yôkai, le manga s’appuyant donc sur la transmission d’un savoir, contrairement au Cortège des cent démons dans lequel Ritsu perd son grand-père dés son enfance, et Le pacte des yôkai dans lequel Natsume est tout simplement seul, face à des créatures traumatisantes qu’il est le seul à voir.

Outre ce détail, le titre se démarque aussi du fait que la personne voyant les yôkai n’est pas seule à voir et intéragir avec, ici, l’une voit des yôkai alors que l’autre est possédée par eux. Dans Mokke, Shizuru et Mizuki doivent donc agir en équipe afin de se débarasser de ces aléas du quotidien. D’un point de vue personnel, je préfère être à la place de Shizuru plutôt que celle de Mizuki, il semble bien plus embêtant d’être possédée par une créature surnaturelle plutôt que de simplement les voir. La suite de la série démontrera sûrement le contraire, mais ce premier volume se focalise quand même plus sur Mizuki, la petite fille active au contraire de Shizuru, la grande soeur jolie, douce, timide et calme (celle qu’on aime qualifier de plus « féminine » en somme).

Le manga se focalise aussi sur l’importance de la famille, la vie de tous les jours, les petits tracas quotidiens. L’ambiance est agréable et familiale, avec en plus en décor la campagne japonaise. Le personnage du grand-père éduque les deux soeurs de manière sévère, n’hésitant pas à les laisser se débrouiller tout en leur donnant les clés, au lieu de les aider de suite. C’est, je trouve, une des forces de ce titre, car les yôkai, dont le grand-père a une grande connaissance, sont souvent décrits, rangés par type, dangereux ou simplement ennuyeux. Les deux héroïnes sont donc obligées de réfléchir avant d’agir pour trouver une solution. Mokke fait partie des manga de type grand public que tout le monde peut lire, malgré les noms de yôkai japonais et pas toujours faciles à retenir, peut-être à l’instar d’Une sacrée mamie qui mettait aussi l’accent sur la relation enfant – grands-parents (bon, j’en ai lu 2 volumes).

Voilà un premier volume qui m’a totalement charmée. C’est sûr qu’il n’y a pas d’effet « j’attends la suite!!! » vu que les histoires sont indépendantes. Mais c’est un manga rafraîchissant, qui m’a fait beaucoup de bien. Je pense que l’environnement bucolique y est pour beaucoup. Si le dessin paraît simpliste (et peu original) au niveau des personnages, je trouve les décors détaillés et très beaux, le rendu est donc très agréable à l’oeil. Lecture très enthousiasmante, et j’attends donc de lire la suite pour juin. A essayer!