akimi yoshida, manga

Caméos dans les manga d’Akimi Yoshida

Akimi Yoshida aime beaucoup dresser des ponts entre ses oeuvres. Voici quelques caméos qu’on peut retrouver d’une oeuvre à l’autre.

Ici, on retrouve Toshi et Miyuki de Kawa Yori mo Nagaku Yuruyaka ni dans Kisshô Tennyo. Les deux compères obsédés (et frustrés) ont enfin réussi à intégrer un lycée mixte? Ils n’en ratent pas une lors de la présentation d’une nouvelle élève: Sayoko.

Toshi et Kubota de Kawa Yori mo Nagaku Yuruyaka ni

Les deux héros de Banana Fish, Ash et Eiji, se trouvent à la cantine du lycée fréquentée par les héros de Lovers’ Kiss. Ils ont l’air bien heureux et c’est drôle de les voir en uniforme lycéen.

loverskiss_cameo

Les univers de Banana Fish, Yasha et sa suite Eve No Nemuri – Yasha Next Generation sont liés. On retrouve dans les oeuvres citées le personnage de Sing Soo Ling. Nabot de 13 ans mais déjà chef de gang dans le Chinatown de New York dans Banana Fish, il devient ensuite particulièrement renommé dans Yasha, à la tête du clan Long.

banana_fish_SingSooLing

C’est au volume 9 de Yasha que Sing Soo Ling fait son apparition pour aider le héros, alors que la série ne compte que 12 volumes dans sa totalité. On y apprend que cet homme est une véritable célébrité dans le monde chinois, et que les femmes chinoises ont versé bien des larmes (autant qu’il y a d’eau dans le Fleuve Jaune!) lors de son mariage avec une Japonaise de plus de dix ans sa cadette.

yasha_singSooLing

Cela fait écho à la dernière histoire bonus The Garden with Holy Light du dernier volume de Banana Fish, dans laquelle la nièce d’Ibe avoir le béguin pour Sing… D’ailleurs, on voit dans cette histoire que Sing Soo Ling, nabot naguère, est devenu très grand!

banana_fish_vol19_SingSooLing

Dans Eve No Nemuri, Sing Soo Ling revient cette fois dés le premier volume pour provoquer l’intrigue. C’est peut-être son côté chinois qui veut ça, mais Sing est devenu un sacré flambeur non? Regarde mon gros avion (non, votre imagination ne doit pas se mettre en branle!).

eve_no_nemuri_SingSooLing

Les manga Kamakura Diary et Lovers’ Kiss sont fortement liés. On retrouve des personnages communs, mais surtout, les héros de Lovers’ Kiss sont pour certains les aînés de ceux dans Kamakura Diary. Dans les deux oeuvres, on retrouve le beau gosse Tomoaki Fujii sur le départ vers les îles Osagawara, la famille Ozaki qui tient un magasin d’alcool et la famille Ogata originaire du Kansai.

Tomoaki Fujii dans Lovers’ Kiss est un personnage plus torturé que celui de Kamakura Diary. Avec l’évolution du graphisme de Yoshida, plus en rondeur aujourd’hui, Tomoaki Fujii semble avoir fait une cure de jouvence! Les deux séries se déroulent pourtant au même moment, même si elles sont écrites à 10 ans d’intervalle: Tomoaki est sur le point de quitter Kamakura, il est encore lycéen et travaille dans le magasin d’équipement de surf Dolphin. La première fois que j’ai lu Kamakura Diary, j’ai pensé que Tomoaki était revenu dans sa ville natale après ses études, chose surprenante vu son passé difficile qui était au centre de l’intrigue de Lovers’ Kiss. Dans les deux séries, le bruit court sur Tomoaki le beau gosse, spécialiste pour engrosser les filles.

kamakura_diary_FujiiTomoaki

lovers_kiss_FujiiTomoaki1

lovers_kiss_FujiiTomoaki2

La tante de Tomoaki, Misako, fait enfin une apparition dans Kamakura Diary, alors qu’on ne la voit jamais dans Lovers’ Kiss. Et il s’agit d’une collègue respectée de Sachi, l’aînée des soeurs Kôda. Elle démissionne pour aller vivre sur Osagawara, après son mariage, comme dans Lovers’ Kiss.

kamakura_diary_FujiiMisako

Dans la famille Ozaki, nous connaissons Fûta, ami de Suzu dans Kamakura Diary. Il garde la même apparence dans les deux séries, sauf la couleur de ses cheveux.

kamakura_diary_OzakiFuuta

lovers_kiss_OzakiFuuta

Dans Lovers’ Kiss, c’est sa grande soeur Miki qui tient la vedette. Celle-ci semble beaucoup plus jeune et moins torturée dans Kamakura Diary! C’est elle qui change le plus d’apparence, elle fait vraiment plus jeune! Et surtout, elle fait lycéenne banale et toute contente, alors qu’elle faisait beaucoup plus rebelle et mature dans Lovers’ Kiss… Elle fait beaucoup moins la gueule aussi, et sourit à tout bout de champ.

kamakura_diary_ozakiMiki

lovers_kiss_OzakiMiki

Quant à Gorô Teruyoshi, le frère aîné des Ozaki, il s’agit d’un personnage secondaire dans les deux séries. Il tient le commerce d’alcool dans lequel se rend régulièrement Yoshino, et semble, dans les deux séries, une personne de confiance qui écoute les autres. Il sauve la vie de Tomoaki Fujii après une tentative de suicide. Dans Kamakura Diary, il semble moins austère et déconne tout le temps, aimant propager des rumeurs embarrassantes. Il connaît bien du monde, grâce à sa vie passée dans la ville, mais aussi son commerce d’alcool.

lovers_kiss_OzakiGoro

kamakura_diary_OzakiGoro

Dans Kamakura Diary, la famille Ogata est représentée par Masashi, ami de Suzu et Fuuta. Venant du Kansai, il n’est pas très discret et est très direct. On ne le voit pas dans Lovers’ Kiss.

kamakura_diary_ogataMasashi

Dans Lovers’ Kiss, c’est sur le cas de son grand frère Atsushi que se penche Yoshida. Comme Masashi, il n’est pas très discret et se fait constamment gronder par son senpai Takao, dont il est épris. Il parle fort et fait un peu benêt, mais il est en réalité bien plus réfléchi qu’on ne le pense. Il n’apprécie pas du tout Tomoaki Fujii, son rival en amour.

lovers_kiss_OgataAtsushi

lovers_kiss_OgataAtsushi2

Dans Kamakura Diary, il conserve ce caractère un peu lourd, mais le copain avec qui il traîne n’est pas Takao du club d’athlé, mais le grand frère de Miho, la gardienne de but. On le voit très rapidement dans Kamakura Diary, lorsqu’il vient taquiner son petit frère.

kamakura_diary_ogataAtsushi

Je ne sais pas si il y a d’autres éléments qui reviennent dans le Yoshidaverse, mais c’est tout ce que j’ai pu repérer jusqu’à aujourd’hui.

Publicités
akimi yoshida, chroniques, manga

Kawa Yori mo Nagaku Yuruyaka ni

Kawa-Yori-mo-Nagaku-Yuruyaka-ni-vol01Kawa Yori mo Nagaku Yuruyaka ni (河よりも長くゆるやかに) est une série de deux volumes écrite en 1983 par Akimi Yoshida (Banana Fish) et prépubliée dans le magazine Petit Flower de l’éditeur Shogakukan. Ce manga reste à ce jour inédit, même en chinois, je l’ai donc lu en scans, traduit en anglais par Hotcakes. La traduction littérale du titre est « Longer and Slower than a river », et qui pourrait signifier en français « La vie est un long fleuve tranquille ». Kawa Yori… a été réédité dans les années 90 au format bunko, en un seul volume. Tout comme Lovers’ Kiss et Sakura No Sono, Kawa Yori… s’intéresse à l’adolescence.

Le quotidien de Toshikuni Noshiro, dit Toshi, est celui d’un adolescent banal ou presque. Inscrit dans un lycée exclusivement masculin, il se rend en cours sans passion et aime traîner avec ses potes Miyuki Kubota et Akio Kanda, un peu glandeurs sur les bords et véritables obsédés toujours à l’affût d’une bonne érection. Mais Toshi vit seul avec sa soeur aînée Ikuyo, et travaille de nuit comme barman dans un établissement fréquenté par les Américains, et dans lequel se produisent des spectacles de travestis. Ikuyo, elle, y travaille comme hôtesse. L’histoire se déroule dans le Sud du Japon, sans doute à Okinawa, où des bases américaines se trouvent encore (à l’instar de Next Stop de Atsushi Kamijo). Il arrive aussi à Toshi de faire du trafic de canabis dans son lycée, et de ramener des filles japonaises aux soirées d’Américains de sa connaissance. Enfin, il a une petite amie du nom de Midori, suscitant régulièrement la jalousie de ses amis (quant à des relations sexuelles possibles!). Lire la suite « Kawa Yori mo Nagaku Yuruyaka ni »