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Shio Sato

Shio Sato (佐藤史生) est une mangaka née en 1952 et décédée en avril 2010. Elle est principalement connue pour ses shôjo de science fiction – ou josei, mais la frontière étant si floue entre les deux que je vais parler ici de shôjo. Elle a surtout écrit des one-shot, et ses plus longues séries comptent seulement 4 volumes. En Occident, son nom est associé à l’anthologie Four Shôjo Stories dans laquelle on trouvait They were eleven de Moto Hagio, Promise et Since You’ve been gone de Keiko Nishi puis The Changeling de Shio Sato. L’histoire courte d’une soixantaine de pages The Changeling – tirée du recueil éponyme – est la seule oeuvre qu’on lui connaît en langue anglaise. Cette histoire, avant de sortir dans Four Shôjo Stories, a été prépubliée mensuellement dans la revue Animerica. D’après sa fiche Wikipédia, Shio Sato a été l’assitante de la célèbre Keiko Takemiya (To Terra, Kaze To Ki No Uta, entre autres).

Four Shôjo Stories - The Changeling by Shio Sato

The Changeling est la seule oeuvre que j’ai lue de Shio Sato. Je ne l’ai découverte que très récemment, en scans, car Four Shôjo Stories est désormais rare. Dans cette histoire de science fiction, le rythme est lent et le tout est philosophique. Les histoires de Shio Sato semblent, d’après des planches ou autres écrits à droite à gauche (traduits du japonais en anglais par Google), toutes avoir cette tonalité adulte, philosophique, plutôt intellectuelle. Il s’agit d’une science fiction sérieuse et tournée vers la réflexion. Shio Sato ne semble donc pas aller vers la facilité dans ses récits, et le tout est empreint d’une ambiance très poétique, mais plus difficile d’accès. C’est sans doute la raison pour laquelle elle est si peu traduite. Son style de dessin est daté mais élégant et très charmant – de mon point de vue, et si on s’en tient à l’introduction de Four Shôjo Stories par Matt Thorn, il s’agit d’une auteure difficile à traduire. Ses grands hits sont les séries Yumemiru Wakusei – Dream Of The Planet et One Zero, tous deux prépubliés dans le Petit Flower de Shogakukan qui a aussi accueilli la célèbre série de science fiction Marginal de Moto Hagio.

Visuellement, je dois dire que l’univers de Dream Of The Planet m’intrigue beaucoup avec ses dinosaures et son décor médiéval. One Zero semble mêler informatique et univers bouddhique. Quant aux autres, il suffit de regarder les planches pour se laisser porter par l’univers de Shio Sato, entre science fiction, fantasy, bouddhisme, dinosaures, tout ceci avec ce dessin élégant dégageant une ambiance douce mais sérieuse. J’aurais aimé avoir plus de traductions en anglais, mais je pense que c’est bel et bien mort en français, l’auteure étant trop ancienne et pas assez « sexy » dans son dessin. Parfois, je regrette de ne pas avoir découvert cette artiste plus tôt, et je me demande comment j’ai pu passer à côté, alors que je voulais tant acheter They were eleven. De décembre 2009 à février 2010, Shio Sato a eu droit à une exposition dans la préfecture de Miyagi d’où elle est originaire.

Bibliographie:

  • Kinseiju (金星樹) (1979, Kisōtengaisha) (1992, réédité chez Shinchosha avec une histoire supplémentaire)
  • Haru wo Yumemishi (春を夢見し) (1980, Shinshokan)
  • Yumemiru Wakusei (夢みる惑星) (1982–1984, prépublié dans Petit Flower chez Shogakukan, 4 volumes)
  • Shiseru Ōjo no Tame no Pavane (死せる王女のための孔雀舞) (1983, Shinshokan)
  • Ahōsen (阿呆船) (1984, Shinshokan)
  • Ryu no Yume, Sonota no Yume (竜の夢 その他の夢) (1984, Shinshokan)
  • Kono Mazushiki Chijō ni (この貧しき地上に) (1985, Shinshokan)
  • One Zero (ワン・ゼロ) (1985–1986, Shogakukan, 4 volumes)
  • Datenraku (打天楽) (1987, Shogakukan)
  • Kicchō Kajin (吉祥花人) (1987, Hakusensha)
  • Raryō-Ō (羅陵王) (1988, Hakusensha)
  • Changeling (チェンジリング) (1989, Shogakukan)
  • Yadorigi (やどり木) (1988, Shinshokan)
  • Shōryō-Ō (精霊王) (1989, Shogakukan)
  • Oni ou mono (鬼追うもの) (1995, Shogakukan)
  • Shinzō no Nai Kyojin (心臓のない巨人) (1999, prépublié dans Petit Flower chez Shogakukan)
  • Majutsushi Sagashi (魔術師さがし) (2000, Shogakukan)

Couvertures et images (à venir):

Yumemiru Wakusei
Yumemiru Wakusei (Dream of the Planet), rééidtion en 3 volumes
shioSato_dreamOfPlanet_planche
Début de Yumemiru Wakusei, un univers qui intrigue

Editions chinoises:

En chinois, seuls quelques titres ont été traduits, et tous sont sortis chez l’éditeur taïwanais Sharp Point Press (尖端出版). Malheureusement, ils semblent difficiles à dégotter, même sur Taobao. De plus, je suis persuadée qu’ils sont difficiles à lire dans cette langue, vu ce que j’ai pu voir en anglais sur The Changeling… Quoiqu’il arrive, tout ceci me laisse songeuse.

搜神戰記 One Zero (4 volumes)
Shio Sato - One Zero 1 - ChineseShio Sato - One Zero 2 - ChineseShio Sato - One Zero 3 - ChineseShio Sato - One Zero 4 - Chinese

塵埃天使 Changeling
Shio Sato - Changeling - Chinese

精霊王 Shōryō-Ō
Shio Sato - Seirei Ou - Chinese

搜神戰記外傳:打天樂 Datenraku (Gaiden de One Zero)
Shio Sato - Datenraku - Chinese

Quelques liens:
Hommage sur Nekomonoblog: Première partie, Deuxième partie, Quatrième partie. En fait, il n’y a jamais eu de troisième partie.
Feuilleter: Planches sur Comicpark.net (dans la fiche manga, cliquer sur le lien « [立ち読みする!] »).

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Four Shôjo Stories – Introduction by Matt Thorn (english)

Ceci est un texte écrit par Matt Thorn en 1996 pour l’introduction de l’anthologie Four Shôjo Stories, et que j’ai recopié à partir des scans du livre que j’ai trouvé en ligne (il est aujourd’hui complètement épuisé). Afin de l’avoir en format texte, je le recopie ici, car Matt Thorn parle un peu des mangaka dont les histoires ont été publiées, soit Moto Hagio, Keiko Nishi, et surtout Shio Sato à propos de laquelle les informations sont rares (sauf son décès en avril 2010).

Below is a text written by Matt Thorn in 1996 as an introduction for the anthology Four Shôjo Stories which is now out of print. I copied it from a scan as you can find the book on Mangafox because I wanted to read it in a text format. This text contains information about mangaka Moto Hagio, Keiko Nishi and Shio Sato especially, since there are only a few information about her (except her decease in april 2010).

Four Shôjo Stories Lire la suite « Four Shôjo Stories – Introduction by Matt Thorn (english) »

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They Were Eleven

They were eleven #4

They were eleven (« Ils étaient onze ») est une nouvelle d’environ 120 pages écrite par Moto Hagio. Le récit est publié dans le magazine Shôjo Comic de l’éditeur Shogakukan des mois de septembre à novembre 1975. Moto Hagio reçoît le prix Shogakukan en 1976 pour ce récit, ainsi que pour sa série longue Poe No Ichizoku (« Le Clan Poe »). Le récit a aussi connu une suite, et a été adapté en film d’animation en 1986 réalisé par Satoshi Dezaki et Tsuneo Tominaga. Ce film est également disponible en DVD aux Etats-Unis. They were eleven fait partie des oeuvres les plus célèbres de Moto Hagio.

Ce ne sera que 20 ans plus tard, en 1995, qu’une édition américaine voit le jour. Cela participe à cette époque, à une volonté de la part de Viz de développer certains titres shôjo dont Moto Hagio, sous la houlette de Matt Thorn, grand amateur de l’auteure. Dans les années 90 et jusqu’au début des années 2000, Viz sort certains manga au format comics (des titres de Rumiko Takahashi en particulier) et une revue avec de nombreux articles (je pense notamment à Animerica) qui s’accompagne aussi de prépublications (c’est dans cette revue que Banana Fish, également traduit par Matt Thorn, est prépublié).

Four Shôjo StoriesEn 1995, c’est en format comics backissue (floppy ou fascicules tels qu’on les voit pour les comics de super héros, il s’agit de prépublication traditionnelle) que sort They were eleven en quatre numéros. Le sens de lecture se fait de gauche à droite. Ce type de parution étant éphémère, le récit est réimprimé toujours par Viz et sous la houlette de Matt Thorn, dans l’anthologie Four Shôjo Stories. Cette anthologie contient plusieurs histoires, toutes de différentes auteures, montrant que la catégorie éditoriale est constituée de types de récits variés: Promise de Keiko Nishi, They were 11 de Moto Hagio, The Changeling de Shio Satô et Since you’ve been gone de Keiko Nishi. Le sens de lecture reste le même que dans les parutions en backissue (cela sera de même pour toute la collection Viz Graphic Novel, qui accueille également A, A’ de Moto Hagio et Love Song de Keiko Nishi).

La couverture est d’ailleurs éloquente, avec son slogan « It’s not just girls’ stuff anymore », montrant ainsi que le shôjo manga a atteint une certaine maturité et peut se lire par des adultes quelque soit leur sexe. C’est d’ailleurs une dimension intéressante des années 90 dans l’édition manga outre-atlantique: cette volonté de maturité, ce soucis d’édition à choisir soigneusement des titres, alors qu’aujourd’hui, les titres shôjo semblent être les mêmes qu’ici, soit des comédies romantiques se déroulant au lycée. Je n’ai malheureusement pas eu la chance de lire cette anthologie: elle est désormais introuvable, ou alors à prix élevé sur la Toile (elle est également disponible en scans), et pour cause: Viz n’a jamais demandé la permission à Shogakukan pour sortir cette anthologie et lorsque l’éditeur japonais l’a appris, les livres ont dû être retirés de la vente.

L‘intrigue se passe à une époque où les technologies aérospatiales sont si avancées que les populations habitent désormais des planètes différentes. Les Terriens (Terran) ne sont plus seuls et d’autres populations dotées d’intelligence ont été découvertes sur d’autres planètes. Une coalition, le gouvernement Pan-Terrien, rassemble plusieurs civilisations dont les quatre plus grandes: Terran, Saban, Lothan et Segulan. Il est donc courant de se présenter en tant que « Saban » ou autre, mais il existe encore des civilisations hors de ces systèmes-là. Les formes de vie sont donc très diverses. Au milieu de tout ça, l’Université Galactique constitue une passerelle pour propulser les personnes les plus douées à l’élite de la société. Pour y entrer, il suffit de passer un examen d’entrée ayant lieu tous les 2 ans et demi, sans aucune autre restriction (l’examen est tout de même séparé par le sexe des participants).

Il existe deux épreuves écrites avant de passer au cas pratique. Dans cette dernière épreuve, où 70% des candidats sont reçus est testée la capacité à travailler en équipe. Les candidats, par groupe de 10, doivent survivre dans un vaisseau pendant 53 jours. Si un danger les préoccupe, ils peuvent presser un bouton d’urgence afin de faire appel aux examinateurs: mais cela sonne la fin de l’épreuve pour toute l’équipe. De plus, pour réussir l’épreuve, tous les candidats doivent être vivants: si il y a un seul mort, c’est toute l’équipe qui échoue. Au moment où tous les candidats sont entrés dans le vaisseau, quelque chose cloche: ils ne sont pas 10 mais 11! Alors que chacun se présente, les soupçons sont là et tout le monde est en alerte. Mais qui est l’intrus?

They were eleven #2

They were eleven est un huis-clos qui se déroule dans un univers space opera, qui est très en vogue dans les années 70 (il suffit de voir les tenues, ou encore l’apparence du vaisseau – les chaises quoi!). La narration est très vive, très dynamique. Il n’est pas étonnant de voir, donc, qu’en seulement 120 pages, Moto Hagio parvient à raconter autant de choses. L’intrigue en elle-même est passionnante car on se pose effectivement la question de l’intrus, mais hormis ce point, les péripéties s’enchaînent et les protagonistes doivent donc faire face à toutes sortes de danger. L’ambiance du vaisseau est aussi légèrement oppressante. De plus, le mystère réside quant au personnage de Tada dont l’intuition est très aiguisé. Mais au-delà de l’intrigue déjà superbement narrée, Moto Hagio parvient à prendre le temps de développer ses personnages. Le #3 est d’ailleurs mon préféré, lorsque les personnages se mettent à discuter de tout et de rien: les légendes racontées sur les planètes respectives, les différentes manières de vivre selon le cycle des saisons, et bien des détails qu’on ne verrait pas dans un récit avec de l’action. Les conditions de vie ne sont pas les mêmes partout, et certaines planètes sont cruelles, avec une population atteignant une espérance de vie de 30 ans seulement.

Certains personnages se détachent clairement du lot et Frol en fait évidemment partie: blond aux cheveux longs et bouclés, Frol a tout de la jolie nana gentille et faible qu’on peut croiser dans tous les shôjo. L’ennui, lorsqu’on a envie de lire une oeuvre, c’est qu’on a tellement lu autour de l’œuvre en question qu’on sait tout ou presque d’elle. Et c’est bien dommage car le personnage de Frol constitue une belle surprise dans cette histoire. Par son physique très féminin, Frol se montre très misogyne et déteste qu’on le prenne pour une femme. Le tout prend une explication plus tard, mais cette haine est assez vive, Frol disant des femmes qu’elles ne sont que des êtres prenant inutilement de la place. Le tout fait de Frol un personnage au tempérament très vif et parfois colérique, mais aussi très drôle et sympathique. Car plusieurs fois, si Frol se montre avant tout comme un élément comique au début du récit, il rassemble l’équipe lorsqu’elle est divisée. Frol est cristallise le cri du cœur d’une génération de femmes qui réclame le rêve d’une égalité des sexes. En effet, la société pan-terrienne est dans l’ensemble décrite comme une société où la femme aussi bien que l’homme ont des chances de réussir, même dans les hautes instances du pouvoir.

L’autre personnage intéressant est Tada, celui à travers lequel le lecteur vit l’histoire. Personnage réfléchi et calme, il possède une intuition à toute épreuve mais est plus mystérieux qu’on ne le pense. Il attise bien des méfiances et notamment celle de King, personnage sceptique au plus haut point, mais très charismatique. Tada, avec ses cheveux noirs et son air posé, évoque graphiquement Juli, le héros du Coeur de Thomas. King a su se faire très vite un allié, Fourth, un autre Saban d’une planète voisine. Les petits groupes sont donc légion dans le récit, et lors des débats difficiles tels l’utilisation ou non des armes, les tensions remontent face à onze individualités si diverses. Un personnage que j’aime beaucoup est Nuum, celui qui est vert avec des écailles (quoique les personnes qui me connaissent dans la vie pourraient dire qu’il n’y a rien de surprenant sachant que je suis une grande fan de Piccolo de Dragon Ball). Il est doté d’une grande sagesse par sa fonction de moine et surtout par son statut de Vidmeneer. La guerre des sexes semble être un des messages cachés de l’œuvre.

Le récit est court mais se révèle très riche. Hautement divertissant et facile d’accès, il pose en plus des questions sur l’égalité des sexes et les différentes conditions de vie possibles. Le tout prône aussi la tolérance, avec une société dans laquelle des êtres très différents peuvent accéder à l’élite, la preuve de cet examen particulier sans aucune restriction. Il est donc possible, en étant talentueux, de réussir dans cette société. Enfin, le goût pour la science fiction de Moto Hagio se voit à travers les différentes civilisations, mais aussi par les technologies utilisées. L’énergie électrique est ainsi produite à partir de plantes. Moto Hagio parvient à trouver le temps pour parler de ses personnages, et même si tous ne sont pas mis en avant, chacun a finalement plus ou moins un rôle. On tombe quand même dans certains travers du shôjo: les personnages les moins beaux ont un rôle de moindre importance. Rednose, Toto, Kaka et Amazon sont clairement mis de côté. Il y a aussi Fourth qui ne sert finalement que de faire valoir à King. Enfin, je n’ai pas parlé du graphisme particulièrement réussi, et qui a très bien vieilli (les moments d’humour font quand même très Tezuka), certaines planches sont magnifiques par leur composition.

Les personnages:

They were eleven - Tada
Tadathos Lane – Tada
Terran
Planète Shibbelith
They were eleven - Frol
Frolbericheri – Frol
Aucun
Planète Vené
They were eleven - King
Baseska the Maya King
Saban
Planète Alitoska Le
They were eleven - Fourth
Dolikas Soldium IV – Fourth
Saban
Planète Alitoska La
They were eleven - Gunga
Gunigus Gagtoss – Gunga
Saban
Planète Redrayga
They were eleven - Amazon
Amazon Carnise
Terran
Planète Sushu
They were eleven - Nuum
Vidmeneer Nuum
Aucun
Planète Inudo
They were eleven - Rockhead
Gren Groff – Rockhead
Segulan
Planète Graywhite
 They were eleven - Rednose
Dorf Tusta – Rednose
Terran
Planète Peloma
They were eleven - Kaka
Chako Kaka
Terran
Planète Kwess
They were eleven - Toto
Toto Ni
Saban
Planète Mis

Titre en VO: 11人いる! (Jūichinin Iru!)

Chroniques: Mangacritic à propos de They were eleven et A, A’ avec spoilers

Instant shopping: Pour pouvoir lire They were eleven, outre les scans, il reste la solution du format comics en backissue (fascicules). Certains sites, type Mile High Comics, vendent des comics à l’unité. Il s’agit d’une solution bon marché pour ceux résidant aux États-Unis (ou dans les backs, tout simplement). C’est de cette manière que j’ai réussi à me procurer le récit. Jusqu’à 25$ d’achat, les frais de port pour l’Europe sont de 10$ (le tout se fait donc par palier). Il est donc plus qu’avantageux de regrouper plusieurs commandes et c’est ainsi que j’ai procédé: j’ai commandé 3 exemplaires de chacun des 4 numéros. Il n’y a pas d’interface type Amazon pour ce site, le tout se fait par mail: confirmation de commande, facture et mail prévenant l’acheteur de l’envoi. La facture est ce qui rassemble les comics disponibles: je n’ai finalement reçu que le #2 en 3 exemplaires… Autre information, l’histoire Promise de Keiko Nishi, présente dans l’anthologie Four Shôjo Comics, existe également sous ce format.

MAJ du 10/11/2013: They were eleven, soit Nous sommes onze, n’est plus inédit en français et se trouve dans l’anthologie Moto Hagio sortie chez Glénat le 6 novembre 2013. Je vous invite grandement à y jeter un œil pour pouvoir lire cette merveilleuse histoire. L’histoire se trouve dans le volume intitulé De la rêverie.