Errances et phylactères

Manga, éditions taïwanaises, Moto Hagio, Akimi Yoshida, bandes dessinées… du papier avant tout!

2014

le 01/01/2015

Je n’ai jamais réussi à écrire le moindre « bilan de l’année passée » sur ce blog, car je suis beaucoup trop désordonnée. Et si j’essaie aujourd’hui, c’est sans doute pour combler l’absence de l’année, pour réparer un peu toutes ces lectures qui n’ont pas eu de billets dédiés (et qui l’auraient mérité). Comme je suis avant tout une lectrice, on ne verra pas grand chose à part mes lectures dans ce bilan. Rien de très structuré non plus ni de passionnant, je vais faire un malheureux listing un peu rébarbatif de mes lectures et découvertes cette année. Bonne année 2015 et bonnes lectures! Au final, le bilan n’est pas entier, n’ayant plus le courage de continuer (je m’excuse pour ce long monlogue)…

Plan austérité

Comme j’en parlais déjà dans un autre billet à propos de ma panne d’écriture dans ces lieux, l’année 2014 fut surtout une année « plan austérité ». En fin décembre 2013, je m’aperçois que le nombre de volumes non lus a rapidement augmenté. Résultat, j’ai fixé un budget bandes dessinées mensuel de 70€ pour ralentir la donne, avec pour conséquence une année assez cornélienne au sujet des achats: succomber à mes envies du moment quand je vais en librairie ou bien acheter de manière plus réfléchie, en privilégiant ce qui est difficile à se procurer. J’ai opté pour la seconde solution: prioriser les éditions taïwanaises de manga sur le marché de l’occasion, ce qui m’a privé d’achats au début de l’année, générant pas mal de frustration. Très peu d’achats manga neufs au détriment des éditeurs français en 2014: Le pavillon des hommes #9, La vie de Raffaello Santi dit Raphaël, Ecole Bleue #4, Dorohedoro #15, Bride Stories #6. Au final, j’ai réussi mon défi en trichant un peu: 75€ de bons d’achat offerts et un cadeau à moi-même pour mes 32 ans. Je retiens surtout la difficulté de résister devant chaque sortie de Cesare (il me manque donc 4 volumes), Kamakura Diary #5 (ayant lu 4 volumes en fin 2012), les nouveautés de l’automne: Six Half, Moyasimon, Altaïr, Orange, les très attendus What did you eat yesterday? (enfin acheté le volume 1 au début du mois) et Sunny.

A cela s’ajoute la technique draconienne des lots de lecture et de l’interdit bibliothèques. Les listes de lecture, j’ai essayé par le passé (pas souvent) et ça n’a jamais fonctionné. J’ai toujours commencé par ce qui était le plus simple: les manga VF en premier, et tout ce qui était en chinois, en allemand ou simplement épais se trouvait donc au fond de la pile vu que je continuais à acheter des manga. Ma technique consiste à former un lot à partir de livres provenant d’une même période d’achat (en général un trimestre) et porter son choix sur tout ce qui est disponible dans le lot en cours jusqu’à plus de choix. Une technique qui m’a pas mal aidé car j’arrivais forcément à mes Némésis. Le premier lot répertoriait tout achat avant 2013 et j’ai pris 3 mois pour en venir à bout!

Globalement, ça a porté ses fruits mais j’ai quand même triché en plaçant hors-lot: des manga de Fumi Saimon (un don d’une copine indirecte de ma mère), les TPB de Calvin & Hobbes (je devais en lire un par mois, j’en ai lu 2), l’intégrale de Little Nemo, l’intégrale de Mafalda, l’anthologie de BD alternative chinoise Special Comix #3. L’échec le plus cuisant a été l’abandon de l’avant-dernier volume de Cerebus intitulé Latter Days, et je ne sais pas si je vais retenter le défi en 2015 tellement ce fut chiant. J’ai aussi triché un peu en dispersant sur plusieurs lots des manga d’histoires courtes en chinois pour éviter toute lassitude (Le Cortège des cent démons, Uryuudou YumebanashiYume no Ishibumi). J’ai pu résister à l’automne sans achat en transgressant à mes lectures de lots grâce aux emprunts bibliothèque (bandes dessinées franco-belge et romans surtout, pas de manga).

Lectures en vrac

Découvertes

Malgré les années à lire des manga, je n’arrive pas à être blasée et je continue encore à faire des découvertes. Pour les comics et les autres types de bandes dessinées, je suis toujours en train de découvrir des choses.

rakugo_shinjuuShôwa genroku rakugo shinjû (昭和元禄落語心中) de Haruko Kumota (雲田はるこ), série issue du Itan (josei, Kodansha). J’ai découvert ce manga par sa couverture un peu austère, à l’image du Pavillon des hommes, sans me souvenir du titre. C’est Jocelyne Allen qui m’a finalement rappelé le titre du manga. J’ai fini par craquer sur le volume 1 quand je l’ai vu disponible à Taïwan. L’histoire se penche sur un grand dadais un peu idiot sortant de prison et qui fonce chez le maître de rakugo Yakumo afin de devenir son disciple. Alors que Yakumo n’en reçoit aucun, il finit par héberger ce personnage qu’il baptise Yotaro (dans le rakugo, ce terme désigne un personnage un peu idiot). Je suis immédiatement tombée sous le charme de ce manga (il me tarde de lire le volume 2) déjà pour son graphisme, mais aussi l’univers du rakugo, les relations entre les personnages et l’humour. Car c’est plutôt sur cet aspect que Kumota se penche pour le moment, et c’est plus vers Le disciple de Doraku qu’il faut se diriger pour les coulisses du rakugo. On voit que Kumota a fait du boys love vu la dynamique qui se développe entre Yotaro et son « maître », mais aussi avec le flashback du fameux maître et son rival. Je me demande si Tong Li va continuer la série, ne voyant rien dans les prévisions jusqu’en mars, avec un volume 4 sorti en juin. Un vrai coup de cœur.

wandering_sonWandering Son de Takako Shimura, série terminée au Japon en 15 volumes, issue du Comic Beam (seinen, Enterbrain). A vrai dire, j’ai longtemps espéré une traduction française de cette série de Takako Shimura, mais on a eu Fleurs Bleues. Peut-être que j’ai tort, mais j’ai finalement craqué pour l’édition américaine du titre chez Fantagraphics, et ce malgré l’aspect luxueux qui me repoussait: couverture cartonnée, grand format, prix élevé (pas moins de 15€), même découpage qu’un volume japonais. J’ai lu 7 volumes cette année et j’attends le volume 8 avec beaucoup d’impatience (mai 2015). Pour la petite histoire, Shimura se penche sur le quotidien de Shuichi Nitori, garçon en dernière année de primaire qui se pose des questions sur son identité sexuelle. A côté, on suit Takatsuki, une fille qui aimerait être un garçon. A la fin du volume 4, Nitori entre au collège et Shimura va donc vers les questions liées à la puberté. On ne suit pas que Nitori mais tous les personnages (et il y en a beaucoup) de son entourage, que ce soit les camarades de classe, la sœur de Nitori et ses amies mannequins. Le tout se lit très facilement, la narration de Shimura étant très fluide et toujours reconnaissable avec ses ellipses temporelles où l’événement marquant est souvent retransmis après. Les personnages sont extrêmement touchants et plein de sensibilités, on partage les pensées très intimes de chacun et chacune. J’ai eu un grand coup de cœur pour cette série toute en finesse et en subtilité, et je dois dire que le dessin de Shimura me charme décidément beaucoup (le trait rond et les profils, les cheveux, sur ces derniers points, il y a quelque chose de Fumi Yoshinaga!). Il paraît que la partie au lycée est moins réussie.

lollipopLollipop de Ricaco Iketani, Delcourt, série complète en 7 volumes, issue du Cookie (shôjo, Shueisha). Lollipop est une de mes grandes découvertes manga cette année. Alors que la série est sortie depuis des années, je ne l’ai curieusement jamais lue. Les avis du forum de Club Shôjo m’ont plus d’une fois donné envie, mais tout cela fut contrebalancé à chaque fois que je lisais le quatrième de couverture faisait mention d’une « Cendrillon des temps modernes », alors que les dessins me plaisaient beaucoup. Avec Lollipop, Iketani écrit son premier shôjo alors qu’elle était plutôt une josei mangaka. Madoka est une adolescente de 16 ans bien dans sa peau dont la vie bascule le jour où ses parents gagnent à la loterie et décident de réaliser leur rêve: reprendre leurs études afin de devenir médecins! Grâce à Lollipop, je découvre une mangaka du tonnerre: style de narration, humour, dessin typé josei des personnages rappelant parfois Anno dans Happy Mania notamment lors des phases où ils gueulent la bouche grande ouverte. L’histoire est très dynamique et presque sans temps mort, même si Iketani aurait tout aussi bien pu s’arrêter au volume 5, au lieu de prolonger la donne sur 2 volumes. La seconde partie où Madoka part à l’université est moins réussie: l’humour manque, l’ambiance est mélo à souhait, l’histoire d’amour ne me passionne pas et un des personnages devient réellement con. En fait, plus qu’un manga, j’ai surtout découvert une auteure qui m’a beaucoup plu. Il me tarde de lire Six Half, même si on est sur un registre plus sérieux. En feuilletant, j’ai trouvé le dessin plus maîtrisé (et plus joli) mais moins dynamique. J’aimerais bien lire Futago un jour (disponible en scans).

finderFinder de Carla Speed McNeil, inédit. A l’origine, Carla Speed McNeil sortait la série en auto-édition. Depuis quelques années, Finder est édité chez Dark Horse et c’est à cette occasion qu’est sorti un gros pavé rassemblant plusieurs histoires de la série sous le titre The Finder Library. Deux volumes de 600 pages sont ainsi sortis chez l’éditeur, la suite de la série sortant en TPB simples: Voices et cette année Third World, totalement en couleurs (toute la série était en noir et blanc). La couverture du premier pavé m’ayant immédiatement attiré, j’ai fini par l’acheter lorsqu’il fut proposé pour 6€ sur un site que nous connaissons tous (sûrement une erreur). Il est resté 2 ou 3 ans de côté parce que trop épais. Résumer la série me paraît clairement difficile, mais on a là quelque chose de tout à fait original (dans cette interview, Carla décrit sa série). Dans Finder, McNeil s’intéresse avant tout à un monde, et chaque arc est en fait une histoire indépendante, même si il y a des personnages récurrents. Dans Finder, les grandes villes (sur plusieurs étages) sont placées sous des dômes en verre, il n’y a plus de nuit ni de jour, et la société est composée de différents clans. Les personnes d’un même clan partagent un même bagage génétique et la société étant basée sur ce système, mieux vaut faire partie d’un clan pour ne pas mener une vie précaire. Dans les premières histoires, on suit surtout la famille Grovesnor composée d’une mère et de ses trois filles. Le père n’est pas du même clan, ce qui est très rare. Jaeger, autre personnage récurrent, est également un métisse du peuple Ascian (qui s’apparente aux Amérindiens). Il est très libre, n’habite nulle part et vient de temps en temps en ville. Un de ses amis le compare à un chat, et c’est un peu le cas. Jaeger est aussi un Finder et un bouc-émissaire professionnel, la première fonction étant encore obscure à mes yeux, la seconde ne lui permettant pas d’être payé. L’univers de Finder est plutôt complexe, original, et chaque page est dotée de multiples notes dans lesquelles McNeil se lâche. Elle se revendique beaucoup des frères Hernandez pour donner une idée (jamais lu pour le moment). Le début n’est pas facile à prendre en main (dessin et narration), et on se passionne réellement avec l’arc Talisman ayant pour héroïne Marcie, la cadette des Grosvenor. Cette série permet à l’auteure de parler de ce qui lui plaît, on a là de la tranche de vie, du drame familial, du thriller, des réflexions sur les lectures, de MMORPG aussi (on voit que McNeil joue, lit et regarde pas mal d’anime…). J’ai hâte de m’acheter le dernier arc (et voir le résultat de la couleur, moi qui aime tant le noir et blanc). Difficile aux premiers abords, mais carrément immersif!

atagoul_tamatebakoAtagoul Tamatebako (アタゴオル玉手箱) de Hiroshi Masumura (ますむらひろし), série terminée en 9 volumes, issue de Comic Moe (コミック・モエ) et Comic Fantasy (コミックFantasy) (seinen?, Kaiseisha). J’ai découvert Atagoul par un article de Shaenon Garrity pour le blog du Comics Journal, et tout cela en faisant des recherches sur Moto Hagio en 2012 (j’ai découvert plein de choses par Moto Hagio: Margaret Atwood, Ursula Le Guin, les mangaka du Groupe de l’an 24). Les images de l’article m’ont immédiatement conquise et frustrée car le manga est inédit. C’est par hasard que j’ai appris l’existence d’une édition taïwanaise épuisée chez Sharp Point Press et j’ai fini par acheter la série en 2013 puis la flemme s’en est mêlée. Atagoul a été adapté en film d’animation 3D (que je trouve assez laid) sous l’ortographe Atagoal. Il paraît que les studio Ghibli auraient approché Masumura. Les univers de Masumura et Miyazaki sont tous deux pleins de féerie et j’aurais bien aimé voir le résultat d’une telle adaptation. Atagoul est un univers dans lequel Masumura revient souvent, et sur plusieurs séries: Atagoul Monogatari (アタゴオル物語) (6 volumes) en 1976, Atagoul Tamatebako (アタゴオル玉手箱) (9 volumes) en 1984, Atagoul (アタゴオル) (2 volumes) en 1994 et Atagoul wa neko no mori (アタゴオルは猫の森) (18 volumes) en 1999. Cet homme semble aimer dessiner les matous, il a aussi adapté Train de nuit de la voie lactée en manga avec des chats, et ce dernier été adapté en film d’animation. Atagoul est le nom d’une forêt dans laquelle cohabitent des chats géants doués de parole et des humains, chacun vivant dans une maison en forme de fruit ou légume. Hideyoshi, le gros chat jaune qu’on voit sur les couvertures, est surtout gouverné par son estomac. Les histoires peuvent être lues séparément et souvent, il s’agit d’aller chercher une pieuvre géante ou autre poisson géant pour satisfaire la gloutonnerie de Hideyoshi (celle-ci est telle qu’il est interdit de séjour dans les restaurants du coin). Les aventures n’ont parfois aucun sens, et Masumura ne manque pas d’imagination, comme cette pêche aux poissons lune afin d’aller sur la lune et se rendre à un café! D’autres personnages entourent ou plutôt supportent et se laissent entraîner par Hideyoshi (je les plains). J’ai adoré cet univers féerique et surtout le trait super joli de Masumura, mais la lecture en chinois fut assez difficile, entre les noms de plantes et autres jeux de mot. Enfin, on voit dans une illustration couleurs un sosie du chat-bus de Mon voisin Totoro! Depuis, Atagoul Tamatebako est disponible en scantrad (un chapitre en anglais). Références en chinois: 艾塔戈爾魯百寶箱, 增村博, 尖端.

lady_detectiveLady Detective de Lee Ki-Ha et Jeon Hey-Jin, série terminée en 6 volumes, manhwa, Clair de Lune. Une série totalement passée inaperçue et découverte au hasard sur Manga News, notamment grâce à un titre que j’ai trouvé ridicule… Clair de Lune aime bien sortir ses séries par grappe de plusieurs volumes, et ce fut le cas pour les 6 volumes de Lady Detective qui ont dû faire un passage éclair: 3 premiers volumes au milieu du mois de mai, les 3 suivants au début du mois de juin! Je n’ai pour le moment lu que le volume 1 trouvé d’occasion (le volume neuf coûte 8€ pour un petit format) et je ne suis pas déçue. Les dessins ne sont pas originaux mais réussis, la narration est fluide, la dynamique entre les personnages me plaît et l’enquête du volume m’a plu. L’ambiance Angleterre victorienne dépayse, avec tout ce qu’il faut de bonnes manières, de sexisme et de robes, sans parler du majordome bishônen. Ce titre a donc pas mal d’atouts et fait un excellent divertissement. Il fallait juste le sortir « normalement ». Pour la petite histoire, on suit Lizzie Newton, jeune fille de bonne famille qui s’intéresse plus aux enquêtes qu’autre chose. Elle cache aussi son identité d’écrivain à succès de romans policiers, chose inconvenante pour une jeune fille bien élevée. Un manhwa qu’on peut ranger en librairie à côté de Emma de Kaoru Mori pour un coin Angleterre victorienne.

papa_told_mePapa told me de Nanae Haruno, anthologie en 3 volumes chez Kana, issue de Cocohana et Young YOU (josei, Shueisha). Papa told me fait 27 volumes dans sa totalité, il s’agit d’une série très célèbre au Japon. Kana a fait le choix (judicieux, vu le potentiel commercial) de publier en France l’anthologie reprenant les histoires préférées de Nanae Haruno. A mes yeux, elle est un peu passée inaperçue, les couvertures ne me parlaient pas mais surtout, je n’aimais pas du tout le titre. Enfin, Delcourt sortait Un drôle de père auquel je n’ai pas du tout accroché et je pensais trouver le même univers. J’ai eu bien tort au final, et les chroniques de Sorrow sur Manga News me l’ont prouvé. L’univers de Papa told me n’est pas ancré dans le réel comme Un drôle de père, on ne sait pas réellement où se situe l’histoire, ni quand. Pas mal d’éléments imaginaires qui ne sont pas là pour me déplaire non plus. On suit un père veuf et sa fille (en primaire), celle-ci étant particulièrement intelligente et aimant les livres (et son papa bien entendu). Le quotidien y est montré, mais aussi les escapades de Chise pour un petit thé, des chats, une bibliothèque, une boutique étrange, une artiste de rue. Les histoires ne se suivent pas (pas de continuité réelle, l’anthologie se fiche bien de l’ordre, on passe du chapitre 45 à 5 puis 21 par exemple!) et Haruno transporte le lecteur dans un univers très particulier. Le rythme est par contre très lent et le dessin particulier ne plaira pas à tout le monde. Et c’est ce style graphique (ces nez, ces visages très simples), cette narration qui m’ont plu, un peu comme avec Lollipop, j’ai découvert par Papa told me une mangaka avant tout. Nanae Haruno est malheureusement peu traduite, mais Pieta et Double House, deux travaux plus courts (2 et 1 volumes) sont disponibles en scantrad (toujours pas lu, mais je n’espère pas une sortie ici). Une belle surprise!

ecole_bleueEcole Bleue de Aki Irie, série terminée en 4 volumes chez Kana, issue de Comic Beam (seinen, Enterbrain). Voici un autre manga sorti depuis des années. Là, j’ai au moins lu le volume 1 en bibliothèque et n’aimant pas les histoires courtes, je n’avais pas du tout accroché. C’est en découvrant des dessins de Ran to Haiiro no sekai (disponible en scantrad) que j’ai redécouvert Aki Irie, du moins graphiquement. Ce nom ne m’était pas inconnu et pour cause: Ecole Bleue est sorti chez Kana il y a quelques années, et la chronique de Morgan sur le site de Mangaverse m’a de nouveau convaincue. Aki Irie est une manga au style de dessin rond et chaleureux très proche de Kaoru Mori, toutes deux publient d’ailleurs leurs séries dans le même magazine (Harta chez Enterbrain, Comic Beam par le passé, Fellows aussi). Ecole Bleue est en réalité un recueil d’histoires courtes sur 4 volumes. On y retrouve de tout: des histoires de fantasy costumées avec des princesses, des tranches de vie, de la romance, et toutes ont cette ambiance particulièrement chaleureuse, douce, pleine de magie, qui ne peut que séduire. Mention spéciale aux dessins de la princesse orientale (le magnifique sarouelle *__*) et à l’histoire du volume 4 avec une mère et ses fils. J’ai été tellement happée par cet univers que j’ai acheté le dernier volume neuf.

queen_and_countryQueen & Country de Greg Rucka et divers illustrateurs, intégrale en 4 volumes chez Oni Press (disponible en français chez Akileos). Entre cette série et moi, ce fut le jeu du chat et de la souris. Je bave sur les dessins en noir et blanc de cette série depuis longtemps, mais j’ai été plus ou moins traumatisée par le nom de Greg Rucka (mauvais souvenir d’un Ultimate Daredevil & Elektra) et le format d’Akileos était trop imposant à mon goût (en réalité, la même taille que Courtney Crumrin que je me suis pourtant acheté). J’ai découvert l’édition intégrale américaine en petit format très compact (plus de 300 pages) un peu avant ma lubie du budget: je n’ai pu me l’acheter au début de l’année, puis quand j’ai enfin pu, le volume 1 coûtait de plus en plus cher. J’ai réussi à l’acheter d’occasion à un prix raisonnable: jamais reçu. En décembre, je le reprends d’occasion (pas cher cette fois) en « Très bon état » pour que la Poste me l’abîme, ce qui fait un dos tordu pour un joli livre. Bref, ce livre et moi n’avons AUCUNE affinité! Pourtant, je dois dire que je suis totalement éblouie par ce que j’ai lu. Une belle claque tellement c’était génial au niveau narration. Le tout est immersif, on suit les services secrets britanniques et en particulier une femme de terrain: Tara Chace, et ses collègues, ses rapports avec la hiérarchie, les interactions avec partenaires comme la CIA, les effets psychologiques après une mission. De l’espionnage (je ne pensais pas en lire un jour!) mais pas du James Bond, le ton étant plutôt réaliste. Les changements de dessinateurs à chaque histoire font que l’on doit se remettre dans le bain pour reconnaître les personnages mais chaque dessinateur apporte son style: trait gras pour Steve Rolston, trait plutôt fin (puis noir et blanc argentin très reconnaissable) sous Leandro Fernandez (le chef de Chase ressemble beaucoup au Capricorne d’Andreas, troublée!). Rucka semble excellent pour raconter des histoires d’hommes et de femmes travaillant sur le terrain, on retrouve cette particularité dans Gotham Central par exemple. Tout simplement excellent et à découvrir d’urgence. Et que dire des couvertures de Tim Sale… Pour l’instant, je n’ai lu qu’un seul volume (hâte de voir Carla Speed McNeil dans le volume 2).

books_of_magicThe Books of Magic (la série régulière) de John Ney Rieber et Peter Gross, 75 numéros (50 repris sur 7 TPB). Je suis assez fan de l’univers magique de Vertigo (années 90, quand l’univers était encore lié à DC) et il faut dire que The Books of Magic a toujours piqué ma curiosité. Au départ de cette série se trouve Neil Gaiman, qui écrit une mini-série de 4 épisodes sur Timothy Hunter, un adolescent malheureux de la banlieue de Londres destiné à devenir le plus grand magicien de l’univers Vertigo. Dans cette mini-série, il est chapeauté par la Trenchcoat Brigade (John Constantine, Phantom Stranger, Mister E et Doctor Occult) qui lui révèle son pouvoir en lui faisant visiter divers mondes. Après cela, Tim revient dans un crossover mettant en scène tous les enfants de l’univers Vertigo intitulé Children Crusade dans lequel il est kidnappé par un certain Tamlin. Une série régulière voit le jour, avec John N. Rieber au scénario jusqu’à l’épisode 50, et Peter Gross, dessinateur, endosse la casquette de scénariste pour les 25 numéros suivants. Les TPB de Vertigo ne reprennent que les 50 épisodes de Rieber et rien d’autre. Si bien que dés le premier épisode, on se sent bien perdu car des personnages débarquent et Tim semble les connaître: Tamlin par exemple. Au début de la série, Tim apprend ses véritables origines: sa mère est la reine des Faerie Titania (celle qu’on voit dans Sandman) et son père Tamlin, un humain qui peut se transformer en rapace. Le tout reste tout de même intriguant, et j’ai sauté sur l’occasion car des TPB étaient disponibles à prix raisonnable, car cette série est difficilement accessible sinon. Le scénario de la série est parfois tordu (le volume 2 où Tim doit affronter un lui futur devenu connard et esclave d’un démon) et confus mais la magie est là et je dois dire qu’il y a un cachet, une ambiance sombre particulière très prenante (mais moins trash que les autres titres Vertigo de l’époque). Le personnage de Tim Hunter est touchant en adolescent malheureux, mais parfois agaçant sur les derniers volumes, que ce soit dans ses rapports avec sa famille terrestre ou sa petite amie Molly. A noter que la partie où Tim rencontre Tamlin est reprise dans un recueil intitulé The Books Of Faerie (il faut le savoir) où sont racontées les origines de Titania, recueil assez terne et peu passionnant mais juste informatif (ce qui ne m’a pas donné envie de lire le suivant consacré à Auberon). J’ai toujours eu du mal avec le dessin de Peter Gross parfois plaisant parfois fade ou laid. Les couvertures de Michael Kaluta sont très belles. Une série pas excellente, mais attachante et prenante, avec des arcs allant parfois du coq à l’âne.

the_unwrittenThe Unwritten de Mike Carey et Peter Gross, prévue sur 11 TPB (fin en 2015), 2 volumes sortis chez Panini, Urban ne s’est pas encore prononcé pour sortir la suite. Encore une fois une série sur laquelle j’ai longtemps réfléchi avant de l’acheter. Les couvertures de Yuko Shimizu sont sublimes, mais le dessin de Peter Gross, encore une fois, me paraît extrêmement fade. De plus, la série sortant en France, j’ai plus ou moins pensé à faire un essai en bibliothèque avant, et le temps passe finalement très vite. Au final, j’ai acheté la série en anglais (après avoir lu un excellent dossier consacré à Mike Carey dans Scarce) et je ne le regrette absolument pas. J’ai pour le moment lu 3 volumes, tentant de suivre la série à un rythme mensuel. The Unwritten est mené par un duo que je connaissais déjà, Mike Carey et Peter Gross ayant travaillé sur Lucifer (que je ne peux conseiller car je n’en conserve aucun souvenir), série spin-off de Sandman. Le nom de Peter Gross me file la chair de poule, tant j’ai trouvé son dessin fade sur Lucifer, et ce sentiment s’est intensifié dans The Unwritten (mais ce n’est pas vrai dés que Gross n’illustre plus la vie réelle). Mike Carey est par contre très inspiré. L’histoire est difficile pour moi à résumer mais en gros, The Unwritten est une série sur la force de la fiction sur nous tous. Le tout commence avec Thomas Taylor, fils de Wilson Taylor, auteur culte d’une saga de jeune sorcier en 13 tomes dont l’engouement est comparable à celui de Harry Potter. Wilson Taylor a mystérieusement disparu depuis et Thomas participe régulièrement à des conventions. Car le héros de la saga s’appelle Tommy Taylor et est inspiré par Thomas. L’univers de Tom bascule le jour où il rencontre Lizzie Hexam, remettant en doute son existence même, il se pourrait que Tom ait été créé par les mots de son père. S’ensuit une longue quête d’identité où il faut déjouer les plans machiavéliques de la Cabale, une mystérieuse organisation tirant les ficelles du monde de la fiction. La lecture n’est pas toujours simple et très dense et la relecture ne fait sans doute pas de mal. Je suis complètement devenue accroc à cette série, surtout avec le volume 3 qui comporte un chapitre sur le mode « Un livre dont vous êtes le héros ». Les dessins sont fades mais clairs, et l’histoire de Carey est passionnante. La magie prend, tout simplement. Mention spéciale au chapitre sur la propagande Nazie ou Rudyard Kipling.

Continuité

Dans cette partie, je vais tenter de m’exprimer sur les lectures ne résultant pas d’une découverte, mais découlant de mes lubies habituelles: est em, Ichiko Ima, Moto Hagio, Reiko Okano, Fumi Yoshinaga, Taiyou Matsumoto, Yumi Tamura, Reiko Shimizu, etc… Des lectures dans la continuité de ce que je connais déjà, en somme. Concernant Ichiko Ima, j’ai surtout continué de creuser plus loin que Le cortège des cent démons, allant même à la découverte de ses boys love, afin de mieux connaître son travail. Je me contentais jusque là d’acheter ses manga fantastiques uniquement. Jusque là, j’ai tout aimé de ce que j’ai lu d’Ima, seul le one-shot Kyouka Ayakashi Hichou (adaptation d’un light novel) m’a un peu déçue. Difficile de poursuivre ce billet car j’ai finalement lu plein de choses, même chez mes auteurs fétiches! J’ai aussi pu découvrir Hi Izuru Tokoro No Tenshi de Ryôko Yamagishi, puis Yume No Ishibumi de Toshie Kihara, pour rester sur le groupe de l’an 24.

marginalMarginal (マージナル) de Moto Hagio, série terminée en 5 volumes (tankôbon), issue du Petit Flower (josei/shôjo?, Shogakukan). Marginal est LE titre qui m’a fait découvrir Moto Hagio, du moins graphiquement. La mention SF me plaisait, étant à l’époque en plein dégoût des shôjo romantiques. En voyant des images de Marginal, j’ai été surprise du trait aussi « moderne » (si je puis dire) de Moto Hagio, pour un manga datant de 1985. Marginal fait partie des œuvres de SF de la mangaka, et la plus longue qu’elle ait écrite dans le genre. Dans cette série, Hagio s’intéresse à un futur lointain sur Terre où la population rencontre des problèmes de renouvellement. Le monde est peuplé d’hommes uniquement, et une seule femme, la Mère, est chargée de faire des enfants après une offrande de sperme dans un temple. En réalité, le monde de Marginal cache bien des secrets, et tout ceci est chamboulé avec la rencontre d’un homme du désert avec un mystérieux jeune homme qui a complètement perdu la mémoire. La série est disponible en scantrad en anglais par Pink Panzer, et j’ai commencé ainsi avant une longue pause (ça a bien repris depuis). J’ai fini par acheter l’édition taïwanaise d’occasion pour terminer le tout après un essai infructueux en scans chinois. L’histoire m’a beaucoup plu, pleine de mystères et très intéressante, bien racontée, dense, mais surtout très riche (mais ma lecture date maintenant) et supportant bien des relectures.

barbara_ikaiBarbara Ikai (バルバラ異界) de Moto Hagio, série terminée en 4 volumes, issue du Flower (josei, Shogakukan). Avec Marginal, on a là l’autre série importante de SF de Hagio. Une série qui m’a paru mystérieuse par son scénario découvert lors de l’interview de Matt Thorn pour The Comics Journal: Aoba est une jeune fille dans le coma depuis 9 ans que ses parents ont été assassinés. Surtout, on a découvert dans l’estomac de la jeune fille le cœur de sa mère, et ses rêves très étranges semblent influencer le futur de la Terre (il s’agit d’un futur où une technique avancée permet de voir les rêves des autres comme un film). Un psychologue japonais parvient à entrer dans les rêves des autres et sa mission est donc de découvrir le mystère autour de Aoba. Celui-ci a un fils qui semble aussi lié à Aoba, même s’ils ne se connaissent pas. Un manga très difficile à résumer en somme, car le scénario est éclaté et plutôt original dans le genre. Graphiquement, on a là une Moto Hagio des années 2000 (son dessin post années 1990 qui me plaît moins que celui des années 1980), au trait et aux compositions bien moins marquante que jadis. Même si la série date de 2002, elle a une ambiance proche des manga fantastique des années 1980-1990, tels que Please save my earth de Hiwatari! On y retrouve ces thèmes avec les rêves, les cheveux très longs, une ambiance plutôt douce, des traumatismes mais aussi des pouvoirs psi, des rencontres sur les toits d’immeubles en volant dans le ciel. Le scénario choral est complexe et beaucoup de choses s’enchevêtrent. Encore une fois, Moto Hagio a besoin de peu de volumes pour raconter une histoire dense et pleine d’événements (sa narration est ainsi qu’on a le sentiment de sortir de 10 volumes!) et de rebondissements (parfois tirés par les cheveux sur la fin). J’ai eu du mal à trouver les personnages attachants, mais on a là un excellent manga qui supporte, encore une fois, de nombreuses relectures. Comme souvent chez Hagio, le personnage de la mère est peu sympathique (ici, elle est comme à moitié folle). En chinois, la série est assez rare et j’ai dû sauter dessus quand je l’ai croisée à un prix raisonnable. Curieux alors que c’est la plus récente de ses séries à Taïwan (éditeur Sharp Point Press).

hyakki_yakoushouLe cortège des cent démons de Ichiko Ima, 23 volumes en cours, issue du Nemuki. Ceux qui connaissent Le cortège des cent démons sont en terrain connu. Pour faire court, voici une excellente série de yôkai (la meilleure!) cruellement stoppée depuis des années au volume 6 par Doki-Doki. Un deuil douloureux s’est ensuivi et une idée a germé dans mon esprit: continuer la série en chinois si elle existe. Et en effet, celle-ci existe, avec des volumes épuisés (le début de la série, j’ai toujours un volume 14 manquant). La série mêle habilement fantastique par ses yôkai, vie quotidienne d’une vieille famille japonaise assez traditionnelle et pas mal d’éléments comiques comme Ima sait si bien le faire. J’ai lu les volumes 7 à 21 sans me lasser (c’est tellement amusant), et je dois dire que c’est parfois éprouvant et pour cause: il y a plus de cases que la moyenne dans les planches de Ima (densité commune avec Moto Hagio, son idole de toujours), beaucoup d’informations mais surtout des scénarios pas toujours faciles à suivre (intrigues parfois parallèles). A vrai dire, à cause du deuil douloureux, je n’ai jamais osé écrire un billet sur Le cortège des cent démons, et je profite de ce bilan un peu bordélique pour le faire. Mais ATTENTION SPOILERS car il se passe quelques petits trucs depuis les 6 premiers volumes. Les personnages continuent à évoluer, évidemment, et la série reste toujours aussi excellente. Ritsu parvient à entrer à l’université, a un semblant de vie sociale et se fait même quelques amis, Tsukasa a un petit ami (tout à fait banal) même si la mère de Ritsu et sa grand-mère (et les oiseaux) aimeraient bien la caser avec son cousin, Ritsu libère du monde des yôkai son oncle Kai ayant les mêmes facultés et porté disparu depuis 26 ans (il a de nouveau disparu depuis le volume 19), il a aujourd’hui 46 ans et tente de s’insérer en société, puis surtout, Akira perd Saburo qui, pour une raison que je n’ai pas comprise, n’a plus d’énergie pour rester sous une forme humaine et doit retourner dans son jardin miniature, pour le moment, il est resté en coq. Akira tente aussi de rencontrer une autre personne (parfois des rencontres arrangées!).

uryuudou_yumebanashiUryûdô Yumebanashi (雨柳堂夢咄) de Akiko Hatsu (波津彬子), 14 volumes en cours, issue du Nemuki (shôjo fantastique, Asahi Shinbunsha). 12 volumes lus, en chinois. Série découverte par l’entremise de Ialda, ses couvertures dégageant une ambiance proche du Cortège des cent démons m’ont immédiatement attirée. En enquêtant sur Akiko Hatsu, on découvre aussi qu’elle est, avec son amie Yasuko Sakata, à l’origine du mot yaoi. Elle a été l’assistante de Moto Hagio. Outre ces détails la rendant clairement sympathique à mes yeux, elle écrit surtout des manga de yôkai plutôt courts. Uryûdô Yumebanashi est sa série la plus longue, et celle-ci n’en est pas véritablement une. En effet, il s’agit plutôt d’histoires courtes fantastiques mettant en scène fantômes ou yôkai, avec quelques personnages récurrents. Souvent, même, le jeune homme qui orne les couvertures n’est qu’un personnage de fond, le personnage principal de l’histoire étant un personnage non récurrent. L’histoire se passe au Japon du début du XXème siècle (ère Meiji) autour d’une boutique d’antiquités. Le jeune Ren donne un coup de pouce à la boutique de son grand-père, Uryûdô (saule pleureur). On n’apprend jamais rien sur Ren, à part qu’il a un don pour voir ce qui sort de l’ordinaire. C’est un personnage mystérieux. Les antiquités sont souvent hantées, et c’est plutôt sur elles que Hatsu focalise son récit. Ainsi, un vieux sorti d’une peinture chinoise peut voler une pêche d’une autre peinture, par exemple. Les histoires ont un ton parfois mélancolique, l’ambiance est assez romantique, plus que dans Le cortège des cent démons, et on sent tout l’amour de Hatsu pour les vieux objets tant ceux-ci sont joliment représentés. Elle semble aussi aimer les objets chinois (une autre série porte le titre Lady Chinoiserie) et anglais. En tant que buveuse de thé, j’ai adoré l’histoire où une théière est hantée par un fantôme chinois très mignon. Enfin, il arrive à Hatsu de dessiner des animaux folkloriques comme le tapir qui aspire les mauvais rêves, ou un sanglier magique. Quant aux personnages récurrents gravitant autour de la boutique, on a aussi un faussaire et une orpheline avec une intrigue survenant sur plusieurs volumes, mais rien de plus niveau intrigue récurrente. Enfin, notons qu’on trouve dans les pages publicitaires Le Cortège des cent démons, The Top Secret et Onmyôji, que des best-sellers en France.

ryuu_no_nemuru_hoshiRyuu no Nemeru Hoshi (竜の眠る星) de Reiko Shimizu, série terminée en 5 volumes, issue du Lala (shôjo, Hakusensha). Aimant beaucoup Princesse Kaguya et m’intéressant aux shôjo de SF, j’ai fait un essai avec la série longue reprenant les personnages fétiches de Shimizu, les androïdes Jack et Elena. Cette série dont le titre veut dire (à peu près) « la planète des dragons endormis » date des années 1980, elle est antérieure à la série longue Tsuki no Ko (Moon Child, jadis édité en entier chez CMX aux Etats-Unis). On retrouve donc un graphisme un peu ancien de Shimizu, et cela se voit plus au niveau des coupes de cheveux et des vêtements que dans le trait même, celui-ci étant déjà très joli à l’époque. Ma lecture date désormais, mais je vais tenter de raconter un peu. Les androïdes Jack et Elena paraissent dans plusieurs one-shot de Shimizu, et Ryuu no nemeru hoshi est la seule série longue avec ces deux personnages. Elle permet aussi de connaître le passé d’Elena. Jack (le brun) est un androïde imparfait: il a des défauts comme tous les humains. Au contraire, Elena (le blond, androgyne, évidemment) est un androïde parfait: il sait tout faire et a des capacités hors-normes. Malgré son nom féminin, ce n’est pas une femme, il est d’ailleurs particulièrement misogyne. Les deux voyagent à travers l’espace afin d’accomplir des missions. A l’époque de cette série, Jack et Elena partagent un petit appartement et doivent payer des factures. Ils acceptent donc une mission à laquelle Elena ne voulait pas participer, suite à un mauvais feeling quant à la destination: la planète des dragons endormis. Sur cette planète, deux peuples se font une guerre depuis longtemps, et les deux sont chargés d’assassiner une personne importante. Ils sont embarqués dans cette guerre et dans le passé d’Elena. Cette série de 5 volumes est très dense et en même temps un peu mal rythmée. C’est donc une semi-déception, la fin est très précipitée car il y a de l’action et de l’émotion à gogo, avec trop d’événements, mais le début met pas mal de temps à démarrer. Ça a un peu vieilli, ou alors c’est moi qui suis trop vieille, n’ayant pas été prise par les émotions des personnages, même si l’intrigue autour de Elena est intéressante. Certains personnages sont assez pénibles aussi, comme Shimizu sait bien les faire, il suffit de lire Princesse Kaguya pour s’en rendre compte.

yakumo_tatsuYakumo Tatsu (八雲立つ) de Natsumi Itsuki, série terminée en 19 volumes, issue du Hana To Yume (shôjo, Hakusensha). Natsumi Itsuki est une auteure de shôjo connue pour écrire des shôjo fantastiques. Yakumo Tatsu est sa plus longue série. Si elle est peu traduite ici, ses manga ont souvent été portés à l’écran: des noms tels que Hanasakeru Seishounen ou Jyu-Oh-Sei vous diront peut-être quelque chose. En France, sa seule série traduite est Vampir, un seinen, chez Panini (5 volumes, en pause au Japon). Yakumo Tatsu est une longue saga des années 1990 dans une ambiance shinto et mettant en scène la recherche de 7 sabres aux pouvoirs puissants. On suit l’histoire de deux jeunes hommes: Nanachi est un étudiant très gentil et simple tandis que Karuki est un lycéen taciturne et très beau garçon issu d’une grande famille traditionnelle. Les deux garçons se prennent d’une profonde amitié et ont tous deux des pouvoirs spirituels. En même temps, l’auteure donne un aperçu de leur vie sans doute antérieure, à l’époque du Yamato. Ce scénario, et surtout le début, mettant en scène deux bishônen que tout oppose, ravit les fujoshi. Si le premier volume est très réussi avec son ambiance sombre et fantastique au milieu des montagnes de la province Izumo, le rythme retombe très vite pour se concentrer sur la vie quotidienne des personnages, avec des rencontres d’esprits, fantômes et autres énergie négative dégagée par d’autres personnes, et qu’il faut purifier par le sabre (rôle de Kuraki). Mais surtout, l’auteure se concentre sur les relations entre les personnages, surtout les filles qui tombent en pâmoison devant le « beaaaaauuuu » Kuraki. En cela, c’est très décevant et juste agaçant (la sœur de Nanachi la première) avec toutes sortes de jalousies et même une superbe histoire d’inceste. Les drames familiaux sont nombreux entre le mec qui veut tuer son père, qui hait sa mère (et toute femme, misogynie par traumatisme). Les personnages sont nombreux mais peu sont attachants. Au final, je pensais trouver un manga fantastique et je me suis plutôt retrouvée avec des histoires de cœur, le rythme étant en plus assez lent, j’ai donc mis du temps pour venir à bout des 19 volumes. Les souvenir sont lointain et j’ai été assez déçue par cette série. En revanche, j’ai adoré le manga de Jyu-Oh-Sei.

nekomix_genkitan_torajiNeko Mix Genkitan Toraji (猫mix幻奇譚とらじ) de Yumi Tamura, 7 volumes en cours, issue du Zôkan Flowers (josei, Shogakukan). 5 volumes lus, en chinois. Acheté un peu en même temps que Atagoul Tamatebako parce qu’il y a un chat. Et aussi parce que Yumi Tamura, et que j’aime beaucoup 7 SEEDS. Il s’agit d’un manga d’aventure dans un monde fantasy où les humains font la guerre à des souris… ridicule? Les souris ont des pouvoirs magiques et suite à cela, de nombreux animaux sont devenus des « mix » d’humains et d’animaux. Notre héros est Paiyan, un grand guerrier du royaume qui combat des souris. Alors qu’il est constamment au front, loin de sa femme et de son fils, ceux-ci ne sont plus là lorsqu’il rentre pour les voir: son fils a été kidnappé et sa femme a disparu. Seul reste Toraji, un chaton-mix, ancien animal de compagnie de son fils. Paiyan entreprend donc un voyage avec Toraji afin de retrouver la souris ayant kidnappé son fils, et prend conscience de sa paternité. C’est un manga que je trouve curieux dans un josei: de la fantasy, un guerrier en guise de héros, affublé d’un chat! Au final, le manga est prenant et Tamura utilise pas mal de ficelles communes avec 7 SEEDS pour susciter l’émotion de son public. C’est bien raconté, et les animaux-mix sont plutôt rigolos, mention spéciale au poisson-mix! Mais surtout, l’histoire s’avère intéressante alors qu’elle peut paraître ridicule lorsqu’on lit le synopsis…

the_callingThe Calling (コーリング) de Reiko Okano, série terminée en 3 volumes, adaptation du roman fantasy La Magicienne de la forêt d’Eld de Patricia McKillip. Une folie. Une folie car j’ai acheté cette série en italien, langue que je ne lis absolument pas, pour mes 31 ans. A vrai dire, je voulais surtout avoir des planches de Okano sous les yeux, surtout dans un environnement médiéval européen. J’ai tout de même opté pour une langue latine par rapport à une version originale en japonais, et j’ai bien fait car j’ai pu « comprendre » l’histoire malgré tout. Enfin, j’ai également acheté le roman d’origine au cas où je ne comprendrais rien et j’ai aussi pu découvrir Patricia McKillip! L’histoire est celle de Sybel, une belle jeune femme qui a toujours vécu dans la forêt autour de ses bêtes magiques. Dotée d’un grand pouvoir, elle peut appeler n’importe qui auprès d’elle, mais ne parvient pas à appeler le grand oiseau Liralen. Un jour, le prince Coren de Sirle vient troubler cmagicienne_foret_eldette vie tranquille en lui amenant un bébé: le fils de sa tante, qui est réclamé par deux royaumes en guerre. Sybel finit par élever l’enfant qui est finalement rattrapé par le monde humain. Il s’agit d’une histoire de fantasy bien loin des grandes saga avec quêtes qui se vendent bien dans les librairies. Ici, c’est calme, c’est concis et il ne s’y passe pas grand chose, du moins en apparence. Le manga semble très fidèle au roman original et les dessins de Okano sont merveilleux, c’est sûrement le plus beau manga de l’année à mes yeux, surtout la fin en tapisserie de Bayeux. Les trames sont très belles, relevant en plus les différentes textures, les pierres ou les tapisseries. Que ce soit le roman ou le manga, les deux œuvres sont excellentes.

onmyoji_tamatebakoOnmyôji – Tamatebako (陰陽師 玉手匣) de Reiko Okano, série en cours, suite de Onmyôji, issue du Melody (josei, Hakusensha).1 volume lu, en chinois. Avec Onmyôji – Tamatebako, Okano signe son retour sur le personnage de Abe No Seimei. Cette série se situe après la fin de la série Onmyôji, et je n’ai pu résister quand je l’ai vue disponible en chinois. A l’origine, je l’ai achetée juste pour regarder les dessins car mon niveau en chinois n’est pas très élevé (et je dois dire que j’ai baissé les bras devant une sortie ici vu le rythme, je serais déjà contente d’avoir les 13 volumes chez Delcourt!). Devant l’absence de sortie de Onmyôji chez Delcourt cette année, j’ai fini par tenter une lecture. Ce qui marque dans ce manga, ce sont les graphismes de Okano: le tout est au fusain (et c’est magnifique, surtout les pages couleurs), mais niveau design, je suis un peu déçue de voir que tout le monde a pris du poids (le menton de Seimei)! Pour ce qui est de l’histoire attention, mini-spoilers: Le manga suit le fils de Abe No Seimei et Makuzu, et il faut dire que l’enfant a bel et bien hérité des personnalités de ses deux parents! Il a pour précepteur un parchemin hanté qui peine beaucoup à s’occuper de lui: son intelligence n’a d’égal que son désir de liberté, caractérisé en plus par beaucoup de facétie et de malice. Bref, il fait ce qu’il veut! Dans le volume 1, Seimei revient à Heian après avoir passé du temps à l’extérieur de la ville en compagnie de sa « mère » (je ne sais pas si j’ai pas tout compris, ou si ça a un rapport avec la série d’origine qui n’est pas terminée ici), et il se trouve à une histoire de brigands que raconte Makuzu au parchemin. La fin du volume voit le fils et ses pouvoirs spirituels très forts, puisque des statues de divinités bouddhistes lui obéissent…

Pour ceux qui sont arrivés au bout (je vous remercie!!!!!), je termine ici pour le moment, n’ayant pas le courage de continuer… 


19 responses to “2014

  1. Gemini dit :

    Je suis aussi en pleine crise d’austérité, donc si tu continues à me donner envie, cela ne va pas le faire…

    Bonne année à toi !

    • a-yin dit :

      Merci😀 !

      Bon courage pour l’austérité!!! C’est quoi tes « objectifs »? C’est à cause de l’Angleterre? je ne sais pas ce que va donner l’année manga 2015. De mon côté, j’ai déjà repéré Les deux Van Gogh et Minuscule chez Komikku, je suis contente car j’ai failli commander ces titres en chinois. De mon côté, je vais aller jusqu’à 90€ par mois cette année car j’ai réussi à lire pas mal en 2014🙂 . J’aimerais me pencher sur l’actu française mais les éditions taïwanaises m’en empêchent tellement les titres disponibles sont incertains (plus qu’ici) même si en cours! Le titre de rakugo par exemple, les volumes 2 et 3 sont déjà indispo, ils l’ont été 2 jours en fin décembre et j’ai pas cliqué T-T je me maudis!

      J’ai complètement abdiqué devant mes paupières lourdes ET mal de crâne, je m’excuse vraiment pour ce truc incomplet. Je continuerai peut-être sur un autre billet ^^; ce long monologue. Mais quand j’y pense je n’arriverai jamais à écrire un truc pour chaque titre cité ici T-T faut plus se leurrer!!!

      • Gemini dit :

        Ouais, c’est un peu dur en ce moment… L’objectif, ce serait de ne pas commencer de nouvelles séries dans l’immédiat, sauf titres attendus depuis des années – j’ai dores et déjà cassé ma tirelire pour les Go Nagai chez Black Box. Mais là, j’ai déjà envie de tester Lollipop (j’ai bien accroché à Six Half), tu m’as donné envie pour Papa Told Me, et Sex & Fury me fait de l’oeil… Sans compter le comics Wasteland qu’il faudrait que je complète, tout comme Skip Beat et Kenichi. Bref, je suis dans la marmelade.

        • a-yin dit :

          Je comprends pour Go Nagai, GO sans mauvais jeu de mots xD. Après tout, ça fait longtemps qu’il est attendu, et puis il est culte!!! Je suppose que tout mata-web devait être bien heureux ^^ .

          J’ai eu la même résolution que toi l’an dernier (que pour la VF évidemment), mais j’ai tout de même succombé à la fin de l’année en commençant d’occasion Moyasimon, Gokusen et La tour fantôme. J’ai eu Sunny à Noël ^^ . Il me tarde d’avoir le « droit » d’acheter Six Half… Je ne sais pas si Lollipop te plaira, en tout cas c’est vraiment une révélation mangaka que manga. Il m’arrive encore de feuilleter Lollipop avant d’aller au boulot le matin, tellement je kiffe les dessins.

          Papa told me est très facilement trouvable d’occasion. Si jamais un proche peut t’aider en France. Ou si jamais il t’arrive d’aller à Paris et que j’en vois, je peux toujours t’aider🙂 .

          Ah oui, Kenichi et Skip Beat, c’est du lourd (niveau nombre de volumes). J’aimerais bien me (re)faire Kekkaishi si je tombe sur un lot pas cher du tout. Ou bien ce sera la bibliothèque!!!

  2. Gemini dit :

    Merci pour ton aide pour Papa Told Me, mais je ne sais pas encore si je me laisserai tenter. En soi, je ne suis pas très partisan des anthologies.

  3. Tama dit :

    Tout lu🙂
    D’abord bonne année également et bonne lectures (avec plein de notes à la clé). Ce n’est pas toujours évident de faire un bilan donc je conçois que l’on puisse voir cela comme long et rébarbatif.
    Pour ma part, je suis aussi en plan « austérité » par manque d’argent déjà donc ça limite les achats à ma grande désolation. Il y a tellement de titres que je veux et pas le porte monnaie pour😥
    Ceci dit c’est une bonne chose d’essayer de s’imposer des limites (même si on triche un peu), parce que me connaissant, je ne mangerai que de livres (et des jeux vidéos) alors que je n’ai même pas le temps d’en finir un seul. Ma PAL commence à être conséquente.

    Concernant les titres et auteurs cités :
    Haruko Kumota je l’ai connu à travers ses BL, autant j’aime son dessin, autant je ne suis pas forcément fan du traitement de ses personnages. Pourtant ça ne m’empêche pas de continuer à lire.
    Pour Takako Shimura, c’est un peu la même chose. J’ai lu plusieurs de ses histoires courtes et la sexualité des protagonistes revient souvent (enfin dans mon souvenir), certaines histoires me laisse…dubitatif.
    Ricaco Iketani j’aime beaucoup son style, j’avais lu tout Lollipop (maintenant il faut l’acheter) pour six half, je suis plus mitigé. Non pas que cela soit mauvais mais j’ai peur d’un tournant vers une histoire d’amour frère/soeur avec le super twist cliché de « on est pas lié par le sang ».
    Lady détective le titre me faisait envie et comme on a quasi les mêmes goûts, j’ai encore plus envie de me le procurer maintenant🙂
    Pour Aki Irie, c’est à travers son manga Ran to Hairo no Sekai que je l’ai connu. Son dessin est vraiment magnifique, il y a une certaine nonchalance et sensualité qui se dégage et me rappelle Kaoru Mori, mais je préfère le traitement de ses histoires courtes dans l’école bleue, ça m’a permis de voir qu’elle avait été publié en France à ma grande surprise !
    Natsumi Itsuki je connaissais Vampyr mais je ne me suis pas lancé parce que c’est en pause depuis un moment (sans doute ad vitam eternam), par contre j’ai préféré Hanasakeru seishonen à Jyu-oh-sei (j’avais vu les deux en anime) à cause de son héroïne, de son histoire, et surtout que c’était le shojo vieille école sortie du fond des cartons que j’attendais pas. Bonne surprise.
    Le cortège des cent démons je reviendrai pas dessus, je digère toujours pas pour Saburo…😥
    Neko Mix Genkitan Toraji c’est la couverture qui me fait rire, la colorisation et la tête du chat. Je peux pas prendre ça sérieusement.

    Faudrait que je fasse un bilan mais je me rappelle déjà plus de ce que j’ai vu/lu ou non cette année ^^’

    • a-yin dit :

      Merci pour tes vœux mais aussi d’avoir tout lu O_O ! Je te souhaite d’avoir la possibilité d’acheter plus de manga pour 2015 alors🙂 .
      Pour Kumota, je désespère car la série de rakugo a beau être en cours (volume 4 sorti en juin), il n’y a pas trop de nouvelles d’un volume 5 et surtout, les volumes 2 et 3 ne sont pas commandables à l’heure actuelle T-T . Bref…

      Tu as lu quoi de Shimura? Tu lis Fleurs Bleues chez Kazé? Je l’achète mais je n’en ai pas lu cette année et je dois dire que Wandering Son est vraiment au-dessus de Fleurs Bleues à mes yeux, que ce soit pour les personnages, l’histoire ou la narration. Pour moi, Shimura aime juste un peu trop le théâtre xD. Pas lu ses récits plus courts en revanche.

      J’aimerais beaucoup lire le reste de Lady Détective mais les okkaz sont rares sur ce titre! Tu verras, c’est avant tout un très bon divertissement🙂 . Rien de révolutionnaire pourtant, mais c’est bien fichu!! Après 8€ c’est quand même bien cher…

      Je n’ai jamais vu l’anime de Hanasakeru Seishounen (il est long – j’ai la flemme des anime souvent – et les scans, flemme aussi O_O pourtant je veux le lire un jour c’est tellement connu). En revanche, j’ai vu et lu Jyu-Oh-Sei, je trouvais l’anime super beau!! Cet anime m’a d’ailleurs fait acheter le manga To Terra… de Takemiya😀 . J’ai adoré le manga de Jyu-Oh-Sei aussi, qui était dispo chez Tokyopop US (je ne sais pas s’il est encore d’okkaz d’ailleurs). Quant à Vampir, je le vois aussi en pause ad vitam eternam, elle est sur un spin off qui se passe dans le passé. D’ailleurs, elle est aussi en spin off de Hanasakeru Seishounen aussi…

      J’ai entendu parler sur le forum de Mangaverse du tournant frère/sœur en effet, quand j’ai lu ça j’ai aussi eu un peu peur. En tout cas, je ne sais pas quand je vais pouvoir acheter Six Half >_< .

      J'ai lu un peu Ran to Hairo no Sekai, quelques chapitres du volume 1. Irie fait pas mal de fan service, on le voit aussi dans Ecole bleue. D'ailleurs, Ran rappelle un peu l'histoire d'Ecole Bleue avec la mère et ses fils, et celle-ci est quand même hyper sexy. J'ai trouvé pas mal de fan service dans Ran et je ne l'ai finalement pas acheté en chinois. Pour le moment, je reste mitigée. J'ai été surprise aussi de voir que Irie était bel et bien traduite en français xD.

      Pour Neko Mix, les couv sont très semblables à 7 SEEDS et donnent effectivement peu envie!!! Mais au final, c'est assez proche de 7 SEEDS dans l'ambiance et l'émotion. J'aime aussi le fait d'avoir un couple divorcé dans l'histoire. Le volume 1 a été scantradé entièrement et il y a le début du volume 2.

      Dans les volumes dispo en scans du Cortège, l’événement ne s’est pas encore produit😉 . C’est aux alentours des volumes 12 à 15 que ça se passe, et dans le volume 21, on le revoit encore😉 .

      Pour ce récap (que je tente de continuer dans un autre billet lol) mes histoires de lots et d'achats limités font que je tiens des fichiers Excel, ce qui m'aide un peu. Malgré ma bonne mémoire de ce qui se passe dans ma vie (moins pour ce qui est du contenu des lectures😮 d'où des passages un peu lapidaires…)

      • Tama dit :

        Non mais j’adore lire les gros pavés autant que les écrire😀

        Fleurs bleues j’avais commencé à lire mais j’ai pas continuer (manque de temps tout ça), après ce que j’ai lu c’est Boku wa, Onnanoko et Dounika Naru Hibi en scans (oui bouh c’est mal tout ça). Faudrait que j’essaie d’autres titres plus long cette fois. Wandering son j’ai survolé, il me semble que j’avais eu du mal avec certains personnages par contre j’aimais bien l’édition anglaise un peu épaisse et cartonnée (dans le même genre que celle proposée pour Vinland saga). Par contre je n’ai pas saisi pour la relation entre Shimura et le théâtre ? ^^’

        J’avoue que Lady detective est un peu cher en neuf mais bon il y a tout ce que j’aime : Angleterre victorienne et enquête🙂

        Hanasakeru Seishounen, de souvenir j’avais beaucoup aimé, sorte de grande saga rocambolesque avec des intrigues politiques et une héroïne qui sortait des sentiers battus. C’est sur c’est 39 épisodes mais que 12 volumes en manga. C’est un peu comme Saiunkoku monogatari les 39×2 épisodes sont passés comme une lettre à la poste !
        Par contre j’ai pas eu la même impression pour Jyu-Oh-Sei, l’animation était correct mais j’ai rien trouvé d’exceptionnel, faudrait que je revois ça alors…
        Concernant les spin off c’est bien jolie mais faudrait d’abord finir l’histoire principale😀

        Pour Six half, j’ai pu voir la fin du manga donc bon..c’est du Ricaco Iketani (cette phrase veut tout dire et rien dire à la fois)

        Effectivement Aki Irie aime les jolies femmes, ceci dit j’en connais d’autres et puis son trait n’est jamais vulgaire. J’aime assez le côté magical girl à l’ancienne (les baskets magiques) par contre l’auteur se perd un peu dans des trucs un peu inutile (pas totalement mais elle met en place des trucs et ne s’en sert pas). Je n’ai pas été touché par la relation Ran/Outarou que je trouve un peu..hum…autant une gamine dans le corps d’une jeune femme qui se rend pas compte avec son amour et sa façon de faire toute innocente alors que Outarou lui l’aime d’une tout autre manière. M’enfin j’ai été touché par la tristesse de Ran. Je préfère largement la relation Ran/Hibi.
        Mais sinon oui ça rappel pas mal cette histoire de la mère et ses fils (c’est la dernière je crois en plus).

        J’ai commencé à lire Neko mix, j’ai un peu de mal avec le découpage et le gris qui bave.

        J’ai aussi regardé les scans VO du cortège, juste pour le plaisir parce que je ne comprends rien et en plus ça blablate beaucoup !

        Par contre je n’en suis pas encore au fichier excel😄 (déjà vu comment j’adore ce logiciel ça risque pas d’arriver de sitôt!)

    • a-yin dit :

      Un autre avis sur le volume 1 de Lady Detective, moins enthousiaste:
      http://mapetitemediatheque.fr/2014/09/petit-panier-manga-12/

      Pour Ran, j’ai lu quelques chapitres. Ce n’est jamais vulgaire, mais je n’ai pas trouvé la poésie de Irie😦 . Je continuerai sûrement en scans un jour, mais je dis toujours ça et je n’y arrive pas >_< .

      Les longs pavés, j'aime les lire mais pas forcément les écrire mdr. Là, c'était au-dessus de mes forces quand j'ai cliqué sur Publier… Je ne sais pas si je réussirai à écrire la suite.

      Pour les fichiers Excel, c'était obligé afin de constituer les "lots" de lectures auxquels j'avais droit. Ainsi que pour respecter mon fameux budget. Je n'aurais jamais pu sans *__* … Ca commence mal 2015, j'ai tellement peu acheté de manga VF que j'ai beaucoup d'envies T-T .

      Je trouve qu'il y a trop de moments dans les manga de Takako Shimura où les élèves préparent… une pièce de théâtre! Que ce soit Fleurs bleues ou Wandering Son!! La fin de Fleurs Bleues sort très bientôt. Pas acheté le 7. J'accroche beaucoup moins à ce titre qu'à Wandering Son mais je l'ai acheté pour ses dessins et sa narration. Au final, j'aime bien l'édition Fantagraphics de Wandering Son ^^ malgré des termes japonais comme Ohayo ou Itadakimasu -__- .

      J'ai adoré Sainukoku Monogatari mais jamais vu la seconde saison xD. Hanasakeru Seishounen, ça fait longtemps que je devrais tenter… Peut-être que pour Jyu-Oh-Sei, il y a le côté SF qui me plaît. J'ai un coup de coeur pour cet anime à vrai dire ^^; . Je le trouve beau, par contre je ne suis pas calée pour parler technique en anime.

      Les manga de Ichiko Ima, ça bavarde à fond! Elle est vraiment comme son modèle Moto Hagio… Je mets plusieurs jours pour finir un manga d'Ima en chinois perso. Du coup, j'ai toujours la flemme quand j'en vois plusieurs à lire, mais quand je me lance je suis toute contente.

      Pour Iketani, n'ayant lu que Lollipop, je ne comprends pas encore ta phrase ^^ .

      Je ne sais pas si ça t'intéresse, mais on parlait josei la dernière fois et nouveau josei chez Komikku fin janvier malgré l'échec commercial des Fleurs du passé: Snow Illusion de Icori Andô, toujours provenant du Feel Young!

      • Tama dit :

        1 siècle plus tard….

        Les longs pavés, c’est pareil je préfère les lire que les écrire mais quand j’écris je ne peux m’empêcher de faire forcément du pavé. Keiko Nishi me fait 11 pages (je crois que je tiens mon record), il y a plein de choses à rectifier/ajouter mais pour l’instant, je n’ai pas la force (et surtout les moyens ^^’). Quand c’est long il faut essayer d’aérer et de mettre des images, sinon c’est imbouffable.

        J’ai jamais fait de fichiers excel pour mes collections, faut dire que excel et moi on est pas super copain. Je me sers d’autres types de gestionnaires. Mais je te comprends au niveau des envies, c’est dur de ce restreindre !

        Ah je comprends mieux pour le théâtre ! Je n’avais jamais fait attention, c’est peut-être quelque chose qui l’a marqué pendant sa période lycéenne ?
        L’édition est très belle et fait assez luxueuse. Par contre de souvenir j’avais un peu de mal avec ce titre, certains personnages ou réflexions.

        Saiunkoku Monogatari ça avait été la bonne surprise, ça avait l’air d’une histoire de harem avec plein de bishos pour montrer finalement une héroïne intéressante et des histoires politiques (certes simples). Enfin ceci dit, j’ai un faible pour ce genre récits surtout quand ça se passe dans une chine un peu merveilleuse (genre les douze royaumes). La seconde saison était sympa, bien que le comportement de l’héroïne m’énervait (heureusement ça ne dure que quelques épisodes). Je voulais une suite, surtout que le roman est fini, et rien T_T
        Il faudrait que je re-regarde Jyu-Oh-Sei alors, dès que j’aurais le temps. Je ferais une piqûre de Hanasakeru seishounen par la même occasion.

        Pour Iketani, je n’ai pas tout lu mais il y a un style, autre que graphique j’entends.

        Oui j’ai vu pour Snow Illusion, j’avais d’ailleurs cru qu’il s’agissait d’un titre de l’auteur de kids on slope. J’y jetterai un œil quand ça sortira.

        • a-yin dit :

          D’accord avec toi pour Iketani sur le style plus que graphique. Elle a une manière de raconter surtout🙂 . Pour le moment, toujours pas acheté Six Half donc je suis curieuse de la voir sur un style plus sérieux!!!

          Oh mon dieu pour Keiko Nishi😀 !!! C’est sûr que là, il va falloir mettre des images. J’ai du mal à choisir des images pour ma part…

          Quant à Saiunkoku, j’aime surtout l’univers chinois, un peu comme toi ^^; . Je suis une bonne cliente dés qu’il y a un univers pseudo-chinois! En revanche, je ne suis pas super fan du ce qui est harem. Mais quelque part, je pense aussi à une sorte de Fushigi Yugi aussi, en plus réussi. Car Fushigi Yugi a longtemps constitué une grande frustration pour moi: trop d’histoires de coeur alors que j’adore l’univers et le dessin (même aujourd’hui pour le dessin🙂 ).

          Je ne sais pas si j’achèterai Snow Illusion. Peut-être pour soutenir le fait que Komikku sort un josei du Feel Young. Pour le moment, le titre ne m’intéresse pas plus et je n’aime pas du tout la couverture.

          Quant à Shimura, je pense qu’elle aime bien le théâtre, ou qu’elle a fait partie d’un club de théâtre ^^ . Je ne suis pas du tout dans ce genre de délire, et le seul titre où des élèves préparent une pièce que j’ai adoré, c’est Sakura no Sono de Akimi Yoshida🙂 . Pour les personnages, que ce soit chez Shimura ou n’importe quelle oeuvre, je trouve mon avis rarement critique ^^; …

        • Tama dit :

          Le pire pour Keiko Nishi c’est que je n’ai écrit que sur 2 oeuvres, enfin plus sur l’une (ane no kekkon) que l’autre (otoko no isshou), je trouve même que j’ai pas assez approfondi ^^;; mais je pense qu’il doit y avoir des répétitions… et puis oui, des images…beaucoup…ça aidera je pense, sinon c’est indigeste.
          (faudrait que je reprenne Kiwi wa pet et zetsuai après ça T_T)

          Pour Saiunkoku, à part l’univers pseudo chinois, je trouve que ça n’a rien avoir avec FY. J’aimais énormément FY ado et toutes les oeuvres de Yuu Watase mais avec le recul, je vois mieux les défauts. FY comme ayashi no ceres perd son temps sur des amourettes qui se veulent dramatiques mais qui aujourd’hui me font rager parce que l’histoire n’avance pas et qu’on reste sur les indécisions des personnages (je t’aime mais je peux pas être avec toi alors je te quitte et puis non, et puis oui…). Une héroïne pas bien maligne et des tentatives de viols en veux tu en voilà (-__-‘). Je critique FY mais ce titre à une certaine place dans mon coeur quand même.De manière globale, je suis dans la même situation que toi concernant ce titre.
          Bref; pour Saiunkoku, notre héroïne les histoires d’amours ça lui passe au dessus, elle a mieux à faire, elle a un rêve, une ambition et elle s’y tient (c’est pas Haruhi de Ouran host club mais…) tout en restant dans la légalité et le respect de l’autre. Elle défend son droit (et celui des femmes de manières générale sans que cela soit son porte-drapeau), et n’est pas une demoiselle en détresse, elle a une cerveau, sait s’en servir, en plus d’être têtue quand elle fait une connerie, elle l’assume. Bon elle a peut être tendance à penser que les gens sont tous gentils au fond alors que non mais à part ça pas grand chose d’énervant et une héroïne comme ça, ben, ça fait du bien.
          Navré, je m’étale un peu sur cette série mais je l’aime bien, surtout certains persos (Tant-Tan tu resteras à jamais dans mon coeur)

          Pour snow illusion, je suis un peu dans la même situation. Le titre ne m’a pas attiré plus que ça mais en même temps, je me dis que ça peut être sympa. A voir donc.

          C’est difficile d’être critique, je veux dire d’avoir l’oeil aiguisé et le mot juste, ça se travaille à la longue. Mais de manière général, je trouve tes critiques pertinentes.

  4. bidib dit :

    Bonne année ! Qu’elle soit pleine de découvertes livresques !

    Ah ! le budget et les achat… l’éternelle problème. Craquer ne pas craquer là est la question. Moi je dois dire que c’était plutôt la fête en 2014. Si mon budget reste modeste, rien à voir avec le budget anorexique de mes années chômage😀

    Bon j’ai pas eu le temps de vous donner mon avis sur Lady detective, a-yin m’a dévencé. Franchement, neuf je ne le conseille pas. Il est très agréable à lire, c’est sympa mais sans plus. Moi j’ai eu la série complète pour une bouchée de pain alors je regrette pas du tout, mais si j’avais du acheter plein pot, j’aurais surement pas dépassé le tome 1.

    En revanche je garde un très bon souvenir de l’anime Jyu-Oh-Sei. J’avais beaucoup aimé à l’époque. Le manga est dispo en français ? C’est rigolo parce que moi aussi j’ai regardé Jyu-Oh-Sei et Terra e au même moment. J’ai adoré ce dernier et j’ai très envie de lire le manga. Il me semble qu’il existe en anglais. A cause d’Ono Natsume je me suis mise à lire des manga en anglais et finalement ça va, je suis pas une bête en anglais mais je m’en sort plutôt bien, je crois que le nombre de manga en anglais de ma bibli va augmenter en 2015 (j’ai d’ailleurs commencé l’année avec Danza d’Ono Natsume🙂 mon année commence en beauté!)

    Depuis que tu m’a fait découvrir Ima avec les yaoi, j’ai commencé le Cortège des cent démon, j’ai lu les deux premiers tomes et j’ai beaucoup aimé ! J’ai bien l’intention de lire les 4 autres dispo en français.

    Parmi les titres que tu présente Shôwa genroku rakugo shinjû et Wandering Son mes font très envie. Malheureusement pour moi (et heureusement pour mon porte-monnaie) il ne sont dispo chez nous. C’est malin ! à cause de toi je vais être toute frustrée :p

    Lollipop en revanche sa me dit rien. Je suis pas très fan de la couverture et le pitch me tente pas vraiment.

    Par curiosité je chercherais Papa told me d’occas, tu as éveillé ma curiosité.

    Queen & Country m’avait fait de l’oeil l’année dernière. Je trouve la couverture magnifique, mais j’avais réussi à resister. Là j’ai envie de craquer. A voir.

    En revanche j’ai bien envie de me laisser tenter par Marginal en scan🙂
    Uryûdô Yumebanashi ça l’air très intéressant aussi, mais en chinois… ça va pas être possible T_T

    Sinon… pour The Calling j’ai une solution : je parle parfaitement l’italien !😀 Tu me prête le manga et en échange je te le traduit en français😉

    • a-yin dit :

      Merci d’être passée Bidib et d’avoir survécu à ce post! Bonne année pleine de lectures aussi ^^ !!!

      J’ai aussi connu le Pôle Emploi xD !!! J’espère que ça va rester derrière moi. Si je ne restais que sur de la VF je crois que mon budget ne serait pas aussi gros. Mais les frais de port ça claque! Enfin, je tente d’acheter moins de trucs en chinois cette année, les années passées, je découvrais l’existence de plein de trucs dans cette langue et j’ai dû acheter plein d’occasion (encore plus onéreux que le neuf car commission de l’acheteur puis frais de port gonflés). Comme ici, Taïwan est très centré sur l’actu dans ses sorties donc dés qu’un manga est vieux, c’est un peu râpé (dommage que le manga de Moto Hagio en 17 volumes n’a jamais été traduit dans les années 90…).

      Je n’ai jamais vu l’anime de To Terra… mais j’ai lu le manga en anglais. Je ne l’ai pas relu depuis (2010? 2011?), mais ça vaut le coup d’œil, clairement. Après, je n’arrive pas à être fan ultime pour le moment, j’ai adoré la première moitié et j’ai eu du mal avec la seconde😮 . J’aimerais le relire un jour. Je ne conseille pas Andromeda Stories par contre (mais d’autres ont aimé donc). C’est en 3 volumes chez Vertical, et Dino Bleu en parle bien mieux que moi http://ledinobleu.wordpress.com/2010/10/30/to-terra-tome-1er/

      Jyu-Oh-Sei, le manga est dispo en anglais aussi, chez feu Tokyopop donc à voir d’occasion (l’an dernier, on en voyait encore sur amazon). J’ai aimé l’anime, ce qui m’a fait lire le manga quand j’ai su son existence (par Gemini d’ailleurs http://www.mata-web.com/forum/viewtopic.php?f=10&t=7545&start=0 ) d’autant plus que je me penchais sur du shôjo SF/fantastique dont je déplorais grandement l’absence vers 2007-2008 par rapport aux années 90.

      Dernièrement, il y a un petit retour vers le shôjo fantastique/aventure, entre The world is still beautiful, Liselotte, La fleur millénaire, Yôna et puis un titre chez Doki-Doki. l’impression que c’est un peu L’arcane de l’aube qui fait ça? Pour en revenir à Jyu-Oh-Sei, j’avais souvent lu qu’il était inspiré de To Terra… et c’est ainsi que j’ai fini par acheter le manga culte de Takemiya.

      Bravo pour Danza je l’ai adoré celui-là. J’ai commencé l’année 2013 avec (il sortait en janvier). Ce fut aussi douloureux: le dernier Natsume Ono en anglais, en langue accessible donc😦 . J’espérais tellement de Kôdansha Comics >__< .

      Je ne sais pas si tu as lu les chroniques de Papa told me de Sorrow elles donnent trop envie!!! Tu peux y jeter un coup d’œil on s’en fiche de l’ordre et même si tu ne lis qu’un volume. En tout cas, on n’aura jamais Double House ni Pieta, snif😦 . Je dois me faire les scans!!!

      Shôwa genroku rakugo shinjû n’est pas dispo en scans MAIS tu peux jeter un œil au Disciple de Doraku chez Isan Manga. Il est onéreux mais vaut clairement le coup! J’ai mis la moitié du volume à apprécier ceci dit🙂 . Quant Wandering Son, il est dispo en totalité en scans et puis toujours possible de l’acheter en anglais😉 . Rien d’impossible donc. Je me demande souvent si j’ai eu tort de ne pas attendre une année de plus pour une hypothétique sortie en français…

      Quant à Lollipop, j’ai eu la même réaction que toi. Sauf que j’adorais les graphismes, pas les couvertures mais les planches!!!

      Pour Queen & Country, l'édition intégrale est vraiment belle niveau couvertures. Mais en moins onéreux, les volumes normaux d'Akileos sont trouvables d'occasion et tout est sorti😉 .

      The Calling est très fidèle au roman finalement donc j'ai quand même compris😉 . Mais je me suis trouvée folle… Je suis contente de l'année 2014 pour Okano.

      Lady Detective est clairement cher neuf 8€. 7€ pour ce format. En plus la couverture est fragile et le volume plutôt mince. Tu as eu du bol de l’avoir trouvé !!! J’aimerais tellement lire la suite ^^ mais je n’ai que les volumes 1 et 6 et je ne le croise quasiment jamais d’okkaz😮

  5. Bobo dit :

    Entre Onmyôji et le Cortège des Cent Démons, c’est un article qui touche beaucoup mon pauvre petit coeur…😥 Je prie pour une version anglaise du second, et pour que Delcourt finisse le premier à un rythme régulier (un par an semble déjà difficile…:/ ).

    Sinon, j’aime le nouveau thème. C’est joli. :3

    • a-yin dit :

      Désolée😦 . Je n’ai jamais osé en parler ici justement pour les raisons que tu invoques. Pour Onmyôji, je dirais que c’est moins grave: seconde série, et puis la série originelle est encore en cours, même si c’est hyper lent (purée je veux le volume 8!!! En plus, il a été chroniqué en juin sur le site de Animeland je ne comprends pas😦 ).

      Je dirais qu’on a 1 volume par an et demi même😦 . Mais oui, c’est dur aussi. Je trouve (mais je me trompe peut-être, n’étant pas parfaitement à l’aise avec le chinois) que la seconde série est moins érudite. Je préfère pour le moment la première série. En tout cas c’est chouette de voir d’autres personnes soutenir Onmyôji ^__^ . Je croise trop des doigts que Onmyôji se termine un jour. Vraiment un de mes chouchous ultimes

      Merci pour le nouveau thème, je n’ai aucun mérite🙂 . Je l’ai pris pour son soleil tout en bas ^^ j’en ai bien besoin (même si pour lire des manga, je peux rester chez moi haha)!

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