Errances et phylactères

Manga, éditions taïwanaises, Moto Hagio, Akimi Yoshida, bandes dessinées… du papier avant tout!

Kamakura Diary chez Kana ou le retour d’une très grande mangaka en français: Akimi Yoshida

le 26/01/2013

kamakura_diary

EDIT: N’OUBLIEZ PAS, SORTIE DEMAIN LE VENDREDI 19 AVRIL!!!

C’est enfin officiel, la grande mangaka Akimi Yoshida, auteure de Banana Fish, signe enfin son retour en France chez Kana en avril après bien des années d’absence, avec sa dernière série en date, Umimachi Diary, renommée pour l’occasion Kamakura Diary en VF. C’est une extrêmement bonne nouvelle en cette année 2013 pour laquelle je n’attendais plus grand chose, tout cela accompagné du retour d’une autre grande mangaka, Fuyumi Soryo et son Cesare chez Ki-oon (autre surprise pour ma part, car je ne le voyais pas du tout chez cet éditeur). Kamakura Diary en est actuellement à son volume 5 sorti en décembre 2012. Il s’agit d’une série de type tranche de vie, seule série au ton plutôt gai et positif de Akimi Yoshida, se rapprochant beaucoup de ce que fait Fumi Yoshinaga (Le pavillon des hommes, Antique Bakery, All My Darling Daughters, Flower Of Life). Kamakura Diary est prépublié dans le magazine josei Flower de l’éditeur Shogakukan, et a remporté le prix d’excellence du Japan Media Arts Festival en 2007.

C’est donc l’occasion pour les lecteurs de découvrir Akimi Yoshida dans un autre registre que Banana Fish, qui fut un thriller plutôt sombre. Kamakura Diary est, à ma connaissance, la seule œuvre non sombre de Akimi Yoshida, que ce soit Banana Fish, Kisshô Tennyo, Yasha, Eve No Nemuri – Yasha Next Generation, ou encore Lovers’ Kiss et même Sakura No Sono qui était bien nostalgique (il y a bien Kawa Yori mo Nagaku Yuruyaka ni mais celui-ci est plus gras et drôle que gai, et contient des éléments sombres quand même). Enfin, comme souvent, Akimi Yoshida aime dresser des ponts entre ses séries, comme on a pu le voir entre Banana Fish et Yasha. Kamakura Diary partage des personnages communs avec son ancienne série Lovers’ Kiss (1996) et il semble que les événements se passent à la même époque d’ailleurs. De nombreux personnages principaux et amis de l’héroïne, Suzu, sont les petits frères des héros de Lovers’ Kiss.

Kamakura Diary commence de manière plutôt triste: Sachi (29 ans), Yoshino (22 ans) et Chika (19 ans) sont sœurs et vivent à Kamakura. A la réception d’un courrier annonçant le décès de leur père qu’elles n’ont pas vu depuis bien quinze ans, les trois sœurs se rendent aux funérailles de ce dernier à Yamagata, où elles rencontrent leur demi-sœur de 13 ans, Suzu. Se prenant d’affection pour elle, les trois sœurs lui proposent alors de vivre avec elles à Kamakura. C’est donc une nouvelle vie qui commence pour notre jeune adolescente. Au travers de ces quatre personnages féminins aux profils très différents, Akimi Yoshida parvient à dresser différents portraits de femmes avec chacune des problèmes et des joies au quotidien. Il s’agit d’un manga simple, mais très juste et que je conseille vivement!


2 responses to “Kamakura Diary chez Kana ou le retour d’une très grande mangaka en français: Akimi Yoshida

  1. V dit :

    C’est vrai que ce début d’année apporte son petit lot de surprises. Et de bonnes. Des auteurs qu’on croyait définitivement « perdus » vont avoir l’occasion de se rappeler au bon souvenir de certains et, qui sait, de se faire connaître et apprécier d’autres.

    Je reste prudent, mais ça faisait longtemps qu’un début d’année ne m’avait pas autant enthousiasmé🙂 et cette annonce y participe. Et puis, quitte à jouer les enfants gâtés, allez-y, messieurs dames, continuez de nous surprendre avec des retours improbables (et pertinents).

    • a-yin dit :

      J’avoue être en colère contre mon intuition pour le coup😉. En fait, je m’étais donnée vers 2008 jusqu’en 2012 pour acheter ou non Kamakura Diary en chinois. Finalement, fin 2012, de la famille débarque alors j’ai décidé de me prendre 4 volumes. J’achèterai sûrement le volume 5 en français, mais pas sûre de racheter les autres (même si l’envie quoi).

      C’est un excellent manga dont je recommande très chaudement la lecture, abordant des problèmes parfois graves/douloureux sans pathos aucun, avec beaucoup de retenue et de délicatesse, tout en restant dans un ton positif. C’est aussi un des rares manga de Yoshida à traiter des liens familiaux (recomposés ou non LoL).

      J’attends encore de voir ce que 2013 nous réserve, mais entre Fuyumi Soryo et Akimi Yoshida, je ne tiens clairement plus en place!!!! J’avais perdu espoir pour plein d’auteures. Si il pouvait y avoir du Moto Hagio, genre Marginal ou Otherworld Barbara alors je danse sur les mains!!!!!

      En tout cas, ceux qui lisent peut-être ce blog le savent déjà, mais tout ce que Akimi Yoshida fait est d’or (je crois que je soûle assez avec elle comme ça ici). Je souhaite vraiment que cette mangaka soit plus connue ici car elle le mérite plus que quiconque. Je suis souvent surprise, subjuguée par ses manga que je relis dés que je le peux (le chinois oblige).

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :