Errances et phylactères

Manga, éditions taïwanaises, Moto Hagio, Akimi Yoshida, bandes dessinées… du papier avant tout!

Akimi Yoshida

le 19/12/2012

Je vais parler d’une mangaka dont j’apprécie immensément l’œuvre. Il s’agit de Akimi Yoshida (吉田 秋生), connue dans nos contrées pour sa série phare Banana Fish. Akimi Yoshida dessine des manga de catégorie shôjo ou josei.

Akimi Yoshida est née un 12 août 1956 et fait ses débuts en 1977. Elle est fortement influencée par Ryouko Yamagishi (célèbre pour Hi Izuru Tokoro no Tenshi que j’aimerais beaucoup lire un jour) qui fait partie du groupe de l’An 24 (aux côtés de Moto Hagio, Keiko Takemiya, etc…). Akimi Yoshida est surtout remarquée pour sa série California Monogatari  (1978) et remporte ensuite un prix Shogakukan pour Kisshô Tennyo (1983, traduit par « La déesse du destin » dans les textes de Génération Comics / Panini). Elle se distingue en 1986 en débutant Banana Fish qui sera son plus grand succès, la série reprenant ses inspirations américaines de California Monogatari. Au Japon, Banana Fish est un hit auprès des adolescentes. Cette œuvre sera la seule qui s’offrira une traduction dans les pays occidentaux: Etats-Unis (chez Viz Media, traduction de Matt Thorn, grand monsieur du shôjo outre-atlantique, fan incurable de l’œuvre de Moto Hagio), France, Italie et Allemagne (seuls 7 volumes sortiront). En Europe, la série est licenciée par Panini. En France, on aura la chance de voir l’intégralité de la série sortir, malgré une parution chaotique. Aujourd’hui, Banana Fish est une série difficile à trouver car elle n’a pas bénéficié de réédition vu les ventes faibles de l’époque. Akimi Yoshida remporte également un autre prix Shogakukan pour une autre série d’action: Yasha (1996). Sa dernière série en date est Umimachi Diary (Kamakura Diary en VF, 2007), un josei de type tranche de vie qui remporte le prix manga des Japan Media Arts Festivals en 2007. Kamakura Diary est la seconde série de Akimi Yoshida traduite dans nos contrées, depuis avril 2013.

Akimi Yoshida écrit des manga pour un public féminin. Elle travaille essentiellement pour l’éditeur Shogakukan, en particulier pour les revues Betsucomi et Flowers. Elle se distingue par un style de dessin très sobre, loin du style shôjo habituel dont on reproche souvent les fleurs, les longs cils et les yeux qui brillent, tout cela ajouté à une absence de décors. Akimi Yoshida possède un dessin se rapprochant beaucoup de celui de Katsuhiro Otomo (Akira, Dômu), ce qui peut choquer aux premiers abords lorsqu’on dit de Banana Fish qu’il s’agit d’un shôjo (du moins, aujourd’hui, tout le monde est au courant). Le style est celui d’une ligne claire, sobre, pas du tout chargé donc, mais étonnamment expressif. Ce qui frappe donc, c’est qu’on a des personnages dessinés le plus simplement possible, mais leurs expressions, leurs visages, peuvent complètement changer l’atmosphère d’une case. Cela est particulièrement frappant, si on prend l’exemple de Banana Fish, un manga rempli d’action dont les meilleures scènes sont finalement celles où Akimi Yoshida dévoile l’intimité de son héros Ash en compagnie de Eiji. Le jeune homme, par ses expressions, illumine les planches du manga. Les scènes intimistes sont donc dépeintes avec un talent hors du commun. Ce dessin donne un ton très adulte aux œuvres de Yoshida, mais celui-ci n’est pas le seul concerné. L’écriture constitue aussi un autre talent de l’auteure. Les histoires (de ce que j’ai pu en lire) sont toutes particulièrement matures et racontées avec sobriété, comme toujours, sans chichi, sans détour. Son écriture est fluide. Les personnages de Yoshida bénéficient d’une grande finesse, elle apporte un grand soin à les décrire.

Yoshida se distingue aussi par le type de manga qu’elle écrit. Alors que les romances lycéennes parsèment les revues de prépublication de type shôjo (voire josei), la mangaka surprend son lectorat avec des histoires d’un autre genre. Dans Banana Fish, puisqu’il s’agit du plus célèbre, elle transpose son histoire dans une Amérique remplie de clichées de séries policières des années 80. Les flics, la drogue, les traumatismes post Vietnam ne font pas vraiment « shôjo ». Akimi Yoshida possède donc son propre univers, et l’impose à son lectorat. Le scénario est celui d’un thriller, et je me souviens même que les lecteurs de Monster et 20th Century Boys appréciaient Banana Fish à l’époque de sa sortie. Moi-même pensais avoir à faire à un seinen, surtout à cause de son univers et ses dessins. Banana Fish est une série d’action, il y a des guerres de gang, des combats, du mystère, de la pédophilie, la mafia sicilienne, des politiques puants mais aussi des moments où la place est laissée aux sentiments des personnages, en particulier le duo Ash et Eiji, pour une partie shôjo plus « commune » puisqu’on adore dire que les femmes écrivent sur les sentiments avant tout (gnagnagna).

Autre shôjo d’action du Betsucomi passé ensuite en josei dans la revue Flowers, Yasha a pour thème le clonage, de la science fiction mêlée à quelques éléments fantastique (la notion du démon « yasha » apparaissant souvent tout au long de la série avec des pouvoirs télépathiques). L’action se situe au Japon, mais les liens avec les Etats-Unis n’auront jamais quitté Akimi Yoshida: son héros, Japonais surdoué (génétiquement modifié) a été kidnappé dans son enfance pour travailler dans un laboratoire américain. Cette fois, clonage, amis d’enfance, liberté sont les maîtres mots de la série. Yasha est jusque là la série qui ressemble le plus à Banana Fish. Le héros, Sei Arisue, est le portrait craché de Ash, il est beau, surdoué, a vécu une enfance difficile, est lié d’amitié avec un autre garçon de son âge complètement banal auquel il tient plus que tout, il est également recherché pour être utilisé par ses talents multiples et variés. Sauf que là, il possède un frère jumeau, son clone « maléfique », Rin Amamiya. On remarquera que ce clone jalouse l’enfance heureuse et tranquille de Sei, ce qui rappelle furieusement la dualité Yut-Long et Ash de Banana Fish. Et en parlant de ce dernier, Yasha se situe dans le même univers: on parle d’un certain Sing Soo Ling de la puissante Famille Lee que l’on peut voir à partir du volume 9, et dira à Sei qu’il lui fait furieusement penser à quelqu’un (tiens, tiens…). Le Sing Soo Ling aurait scandalisé les Chinoises par son mariage avec une certaine femme japonaise… Hum. Yasha, série en 12 volumes, a connu un énorme succès au Japon et a bénéficié d’une séquelle: Eve No Nemuri qui se déroule 18 ans après la fin de Yasha avec les enfants des personnages de celui-ci.

Pour revenir à une série plus ancienne, Kisshô Tennyô parle d’une jeune lycéenne à qui on prête des pouvoirs fantastiques. L’héroïne, Sayako, possède une étrange beauté et attire l’attention. Auprès de la gente masculine, elle suscite surtout le désire, mais auprès de la gente féminine, elle suscitera admiration. Pour autant, bien que l’action se déroule de manière classique dans un lycée, Kisshô Tennyô ne se concentrera pas sur des amourettes rigolotes. Déjà, Sayoko tire la tronche assez souvent, elle a une apparence très étrange, une beauté hors-norme la plaçant bien au-delà  des autres élèves du lycée, elle est « différente » et fait presque peur. Elle ne bronche jamais, même lors d’une scène où une des racailles du lycée s’essaie à la violer. La série se déroule lentement, un peu comme une tranche de vie, mais il y a toujours une ambiance légèrement surnaturelle qui flotte au-dessus du manga, une ambiance adulte aussi car Yoshida ne se gêne pas pour y aborder sans détour la sexualité (si je me souviens bien).  La série est prépubliée dans le Betsucomi destiné à un public d’adolescentes, mais je trouve son manga au ton plus adulte. L’intrigue cache bien des secrets et des mystères de familles, mais surtout des histoires de propriétés immobilières entre deux familles. Un manga clairement pas banal, surtout dans la planète shôjo.

Mais ce n’est pas tout. Un des thèmes revenant souvent chez Akimi Yoshida est l’amitié étroite voire amoureuse entre deux jeunes personnes de même sexe. Cela a même valu à Banana Fish, à l’époque de sa sortie (et par méconnaissance de cette catégorie éditoriale puisque seule Zetsuai 1989 existait dans la collection « Yahoi » – ne pas oublier le H qui n’a rien à foutre là… – chez Tonkam en France. Et encore, il ne s’agit techniquement pas d’un yaoi) d’être taxé de yaoi. Dans Banana Fish, une relation étroite s’établit très vite entre Ash et Eiji, mais rien de sexuel n’aura lieu. Pour certains, il s’agira d’homosexualité, pour d’autres, d’amitié très forte, d’autres encore pensent à une sorte d’amour platonique entre les deux, et que si Eiji avait été une femme, il est clair que Ash aurait succombé. Toujours est-il que ce flou existe dans la série, et fait que les lectrices adorent les personnages (sûrement). Dans Yasha, Rin Amamiya et son ami d’enfance Takeru sont clairement amants. Mais il y a une amitié particulière entre Sei Arisue et son ami d’enfance Toichi, même si l’étroitesse de cette amitié n’est, je trouve, clairement pas au niveau de Ash et Eiji. Enfin, Rin Amamiya est clairement fasciné par son frère Sei, mais on observe une forme de dualité amour-haine, pas parce qu’il s’agit d’un frère, mais la relation tire légèrement vers une forme d’homosexualité.Yoshida a donc parsemé deux de ses grandes séries d’action de ce thème récurrent chez elle. Mais elle a aussi dessiné des manga dont le sujet y est au coeur.

En premier lieu, son one-shot Sakura No Sono (un des rares manga de l’auteure paru chez Hakusensha dans la revue Lala) a pour sujet un club de théâtre qui doit faire la représentation d’une pièce de Anthon Chekov. Dans ce one-shot que je n’ai pas encore eu le temps de lire, Yoshida traite de l’homosexualité féminine. Dans Lovers’ Kiss, Akimi Yoshida se concentre sur des histoires d’amour diverses et variées ayant lieu entre six lycéens. Lovers’ Kiss est un josei, prépublié dans la revue Flowers. Dans cette courte série, Yoshida décrit donc un polygone amoureux assez compliqué. Lorsque Akimi Yoshida écrit enfin une romance, elle ne veut pas se contenter d’un simple triangle comme tout le monde… Pour résumer:

  • Rikako est une lycéenne amoureuse de du réputé playboy du lycée, Tomoaki, après l’avoir rencontré au bord de la plage. Amour hétérosexuel.
  • Takao est un jeune homme ayant fait du piano, petit, avec Rikako. Il est amoureux de Tomoaki après l’avoir rencontré au collège au club de basket. Amour homosexuel masculin.
  •  Ogata est un kohai du club d’athlétisme dont fait partie Takao. Il est amoureux de son senpai, Takao, et n’apprécie pas particulièrement Tomoaki, le playboy du lycée. Amour homosexuel masculin.
  • Miki est la meilleure amie de Rikako. Elle est amoureuse de celle-ci. Amour homosexuel féminin.
  • Eriko est la petite soeur de Rikako avec qui elle a beaucoup de mal à s’entendre. Elle est dans la classe d’Ogata dont elle est une grande amie. Elle est amoureuse de Miki, la meilleure amie de sa sœur. Amour homosexuel féminin.

L’équation n’est donc pas des plus faciles, entre ceux qui s’aiment, qui ne sont pas aimés en retour, et qui se détestent. Malgré ce sac de nœuds, Yoshida n’usera à aucun moment de racolage actif avec un humour à fujoshi. Non, du tout. Akimi Yoshida s’attache à dresser les méandres et malaise d’adolescents en proie à un sentiment difficile à gérer: l’amour. Elle écrit une tranche de vie dans laquelle l’amour est le sujet central, mais pas une histoire d’amour avec une tranche de vie en fond. Car c’est la tranche de vie qui prime, avec les personnages qui vivent une certaine période de la vie au lycée, avec de vieux démons du passé qu’ils se traînent depuis trop longtemps. Et si, même si le thème est présent et récurrent dans l’œuvre de Yoshida, Lovers’ Kiss ne serait-ce pas une histoire sur les démons du passé, justement? Sur une adolescence qui fait mal car certains chapitres de la vie ne se sont pas fermés? Car Lovers’ Kiss résume avec brio ce passage à l’âge adulte: il faut regarder ses problèmes en face afin de grandir. La mise en scène de Yoshida ressemble s’apparente beaucoup plus à celle d’un Blue de Kiriko Nananan qu’à d’autres séries ayant le lycée comme lieu de l’histoire. Ici, donc, pas de jeunes filles en fleur, une star du lycée (mais les apparences sont trompeuses, et c’est aussi un des sujets de cette série) certes, mais surtout des adolescents qui essaient de vivre avec leurs sentiments et leurs secrets. C’est un titre mature possédant une grande finesse. L’homosexualité n’est finalement pas un thème central de l’œuvre de Yoshida, malgré la récurrence de relations étroites. Elle ne parle pas de la condition homosexuelle en tant que telle, mais elle aborde des histoires où les sentiments sont forts et lient des personnes, finalement, quelque soit leur sexe. Voir Akimi Yoshida dans un récit de type tranche de vie tranche (arg) avec ce qu’on a pu lire d’elle quand on a connu Banana Fish ou Yasha. Mais c’est aussi une facette de l’auteure qu’on aime découvrir, après les scènes d’intimité si réussies de Banana Fish.

Dans Umimachi Diary, sa série la plus récente, Akimi Yoshida se penche de nouveau sur la tranche de vie. Mais cette fois, il s’agit d’une série centrée sur la famille (surtout recomposée), le deuil, les petites douleurs du quotidien.  Le tout démarre avec le décès du père de l’héroïne, qui va finalement vivre à Kamakura avec ses demi-sœurs. Le tonalité de Umimachi Diary change de ce que Akimi Yoshida a eu l’habitude de faire. Si les manga de Yoshida sont souvent sombres, Umimachi Diary arbore une ambiance plus gaie, plus lumineuse, avec pas mal d’humour, bien que les sujets abordés y sont sérieux. Le trait s’est nettement adouci, on est loin de l’austérité graphique d’un Lovers’ Kiss par exemple. Ceci est d’autant plus flagrant que Umimachi Diary et Lovers’ Kiss partagent des personnages en commun, ou bien les protagonistes de la série sont les petits frères de l’autre, on peut donc comparer l’évolution du trait de l’auteure (même si cet adoucissement du trait est déjà présent dans la séquelle de Yasha, Eve No Nemuri). La série est prépubliée dans la revue josei Monthly Flowers. Pour le moment 4 volumes sont sortis, avec un spin off en plus. Le volume 5 est prévu en décembre 2012 (amazon.co.jp). La série est excellente, et je trouve une Yoshida beaucoup plus douce, plus gaie, elle se rapproche beaucoup de ce que fait Fumi Yoshinaga (All My Darling Daughters, Antique Bakery, Le Pavillon des hommes), et cela saute aux yeux lors du fameux chapitre du volume 4 consacré à la nourriture…

Je pense avoir fait un petit tour d’horizon de Akimi Yoshida. Il s’agit d’une auteure au talent immense. Son dessin simple cache une grande profondeur, et son écriture, tout aussi sobre que son dessin, cache en réalité une grande finesse psychologique et une belle maturité. Akimi Yoshida est donc une auteure importante du manga féminin, malheureusement trop inconnue en France (voire en Europe ou dans le monde occidentale) par le manque de traduction. La plupart de ses œuvres sont traduites en Coréen ou en Chinois (l’éditeur taiwanais Tong Li Comics). Je vous invite donc, si vous en avez l’occasion et que vous parvenez à lire le chinois, de découvrir Akimi Yoshida… Sûrement d’autres articles, ou des modifications à celui-ci qui n’est, je trouve, pas du tout structuré. Mais je tenais à laisser quelque chose sur cette fabuleuse mangaka, même imparfait, plutôt que de repousser sans cesse dans une idée de perfection, et enfin devenir victime d’une certaine procrastination…

A propos des manga non traduits:

  • on peut lire les scans en anglais de son ancienne et courte série Kawa Yori Mo Nagaku Yuruyaka Ni (2 volumes)
  • on peut lire les scans en anglais de sa série Kisshô Tennyô, le premier qui lui a valu un prix (4 volumes)
  • la série Yasha (12 volumes) a été adaptée en drama (dont l’opening est chanté par Sting et Cheb Mami)
  • le one-shot Sakura No Sono a été adapté en film (Cherry Blossoms)
  • la série Lovers’Kiss a été adaptée en film
  • la série Kisshô Tennyô a été adaptée en film

Aussi: article sur Akimi Yoshida de Patricia Duffield, paru dans Animerica Extra #6 (février 2003)

[EDIT: Dernières modifications datant de décembre 2012, après lecture de Umimachi Diary).


7 responses to “Akimi Yoshida

  1. […] No Sono (櫻園) est un one-shot de Akimi Yoshida constitué de 4 chapitres à l’origine prépubliés en 1985 et 1986 dans le magazine […]

  2. […] Generation est comme son titre l’indique, la séquelle de la série Yasha (12 volumes) de Akimi Yoshida. Yasha est, après Banana Fish, l’autre grande série d’action de Akimi Yoshida, et a […]

  3. […] « La déesse du destin ») est un des manga les plus célèbres de Akimi Yoshida (Banana Fish). Il a reçu le prix manga Shogakukan 1984 dans la catégorie shôjo. Il est […]

  4. a-yin dit :

    http://mangatalk.net/2011/yoshida-akimi-2002/
    Petite interview en chinois après la fin de Yasha. Je n’ai pas encore lu le tout, certains caractères, tout ça. Toujours la même histoire. Ce site a l’air passionnant en tout cas, mais c’est dommage que mon chinois ne soit pas au niveau.
    Il s’agit de la traduction en chinois d’une interview se trouvant dans une page consacrée à Akimi Yoshida du site FLowers Comics de Shogakukan. On y apprend notamment que la mangaka est une grosse fan de football! On y apprend aussi qu’elle n’écoute pas spécialement de musique, et qu’elle n’aime pas d’acteurs ni chanteurs particuliers. En revanche, elle adore les sportifs.

  5. […] enfin officiel, la grande mangaka Akimi Yoshida, auteure de Banana Fish, signe enfin son retour en France après bien des années d’absence […]

  6. […] Yuruyaka ni (河よりも長くゆるやかに) est une série de deux volumes écrite en 1983 par Akimi Yoshida (Banana Fish) et prépubliée dans le magazine Petit Flower de l’éditeur Shogakukan. Ce […]

  7. […] ou « esprit maléfique ») est la seconde grande série de Akimi Yoshida après Banana Fish. Elle compte au total 12 volumes, et a été prépubliée de juillet 1996 à mai […]

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